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 Don't leave me. Not anymore.

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Sang Aran

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MessageSujet: Don't leave me. Not anymore.   Jeu 6 Oct - 22:49


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Sang Min & Aran


Ca avait duré deux jours. Deux jours durant lesquels Aran avait sombré dans le sommeil. Un coma. Alors que le médecin était presque méconnaissable, couverts de bleus, d'ecchymoses, de coupures. Que son corps était brisé, quelques os brisés. Etendu, inerte, dans un lit qui n'était pas le sien, il revivait, dans son inconscient, les coups et les accusation qu'on lui avait portés. La peur, la panique, la crainte, la douleur. Ce mélange nocif et l'absence de celui qu'il voulait voir une dernière fois...

J'ouvrais les yeux sur une pièce que je ne connaissais pas. Le silence régnait et il me fut difficile d'ajuster ma vue alors que l'un de mes yeux ne semblait pouvoir s'ouvrir. Dans un gémissement douloureux, incontrôlé, j'avais tenté de m'extirper du lit. Mais c'était à oublier lorsque tout me rappelait les violences qu'on avait commit envers ma personne.

A bien observer autour de moi, je me demandais un instant si j"étais encore en vie. Probablement si je souffrais encore. Mais où? Aurais-je la chance de revoir l'homme que j'aimais. De revoir Sang Min? Tremblant, frissonnant désagréablement, à l'idée que jamais plus je ne le verrai, je déglutissais péniblement. Je ne le souhaitais pas. Le perdre définitivement? Je le voulais plus. Où était-il? Pensait-il à moi? Me cherchait-il? Comment le retrouver quand je ne savais pas où je me trouvais.

"Il y a quelqu'un...?!" Avais-je appelé, désespéré...

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Nam Sang Min

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MessageSujet: Re: Don't leave me. Not anymore.   Ven 7 Oct - 0:03


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Il avait paniqué. A peine sorti de son travail, à peine à moitié sur le chemin pour arriver chez lui, que Sang Min était tombé sur ce corps inerte, blessés, criblés de coupures, de bleus, et d’ecchymose. S’il ne le connaissait pas par cœur, il ne l’aurait sans doute pas reconnu. Mais les détails ne le trompent jamais. Et c’est la panique au ventre, la peur de le voir mort lui aussi, qu’il s’était précipité vers Aran, avait tenté de le sortir de son inconscience en l’appelant presque désespérément. Agité, il ne se préoccupait même pas de savoir s’il attirait ou non les regards. Il ne faisait de toute façon confiance à aucune personne présente autour de lui. Il n’avait alors pas perdu de temps et l’avait porté dans ses bras jusque chez lui, courant pour aller plus vite.

Chez lui, il l’avait installé dans sa chambre, sur son lit, l’avait débarrassé de sa chemise en piteux état, et avait commencé les soins, prenant tout ce qu’il pouvait dans sa pharmacie personnelle. L’avantage parfois d’être rebelle était qu’il avait appris à soigner certaines blessures lui-même, ne pouvant parfois pas aller à l’hôpital. Et fort heureusement, Aran n’avait rien qui dépassait ses compétences, et Sang Min n’avait pas eu l’envie ni le réflexe de l’emmener à l’hôpital. Il n’aurait jamais su expliquer pourquoi Aran a pu terminé dans un état pareil.

Il avait enchaîné les compresses sur les plaies, les crèmes sur les ecchymoses et les bleus, bandés et bien callé le bras brisé et les côtes cassées. Et puis surtout, il s’était occupé de son œil, enflé, sur lequel il avait prodigué les soins qui s’imposaient. Pendant deux jours entiers, il veilla au côté du médecin, tentant de le réveiller, de s’assurer aussi de le bouger pour ne pas que ses articulations s’enquilosent.

Il avait peur. Pour la première fois depuis la mort de son père, il avait peur. Peur de le perdre. Peur de le voir lui échapper. Et au cours du troisième jour, il était parti récupérer sa pharmacie pour changer les pansements du médecin, quand il l’entendit l’appeler. Le cœur battant, sortant rapidement la pharmacie de son rangement, et ne prêtant pas du tout attention au fait qu’il avait dû faire tomber quelques affaires, il s’était précipité dans la chambre, s’installant direct à son côté, lui prenant la main, l’autre sur la joue du médecin.

« Je suis là… Aran, je suis là…Tu es chez moi… Reste calme, d’accord ?... Il ne t’arrivera plus rien, tu es en sécurité… Je te le promets »
Il lui serrait la main, et son pouce lui caressait doucement la joue. Il se tenait au plus près de lui et vint poser son front contre le sien, la main du médecin contre sa propre joue, enfin rassuré de le voir éveillé.
« J’ai cru… j’ai cru que tu ne te réveillerais jamais… »
Il avait vraiment eu peur, et cela devait s’entendre dans sa voix. Il se sentait coupable quelque part. Et si c’était de sa faute finalement ? Jusqu’à aujourd’hui et depuis la nuit passée ensemble, il ne s’était pas du tout revu. Rien qu’à l’idée qu’il avait par son départ pu être la cause de tout ça, le fit serrer un peu plus son étreinte.

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MessageSujet: Re: Don't leave me. Not anymore.   Sam 8 Oct - 16:02


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Où se trouvait-il, exactement. Il ne voyait que peu, et tout lui semblait inconnu. Les visions, les odeurs, l’atmosphère, rien qu’il ne reconnaisse. Alors il avait appelé, appelé la personne qui l’avait recueilli. Il craignait quelque part que ça ne soit ses assaillants, la dictature, qui l’avait enfermé quelque part pour mieux l’interroger encore. Tenter de lui soutirer des informations qu’il ne possédait pas ou des informations sur Sang Min, seul être qu’il ne trahirait jamais, même si ça vie en dépendait. Comme ce fut le cas à son arrivée à Odvara. Il aurait pu laisser le nom du rebelle filtrer, pour se sauver, mais il n’en avait rien fait. Il avait continué de nier. Mais combien de temps arriverait-il à tenir tête à des journées de torture ? Quel soulagement se fut de constater qu’il n’était point entre de mauvaises mains. Plus encore de découvrir un visage connu. Mieux en constatant de qui il s’agissait. Nam Sang Min.

Un instant, il cru halluciner, voir une image agréable dans la mort. Parce qu’il était le seul qui comptait vraiment pour lui. Celui qu’il chérissait, qu’il aimait. Il le savait. Même au travers du flou aqueux sur son unique œil actuellement valide, il le trouvait beau, avec ses yeux fins, étirés. Sentir la chaleur de ses doigts autour de sa main, le toucher agréable de sa joue sous son épiderme, le contact de son front contre le sien, il en avait rêvé de nombreuses fois. Les avait désirés. Longtemps en vain. L’espoir silencieux de voir Sang Min lui revenir n’avait, semblait-il, plus rien de réel et il l’avait vu s’effacer, cet espoir, au fil des jours. Alors quel bonheur, quelle bouffée d’air frais cela était de le sentir près de lui.

Au risque de sembler fragile, ce qu’il était dans le fond, il laissait les larmes coulées. Dans un sourire affaiblit, il appréciait le son de la voix de l’ouvrier. Il pleurait de joie, de soulagement, mais aussi de toute la peur qu’il avait eue avant de tomber dans ce coma de deux jours. Un instant, et malgré la douleur, il avait approché ses lèvres, contractant ses muscles pour simplement les approcher, et l’avait embrassé. Un seconde, peut-être deux. Puis était retombé. Il reconnaissait ses lèvres pour être les seules qu’il eut goûté un jour, et il savait à cet instant que l’être près de lui appartenait à la réalité. Et jamais, jamais, il ne souhaitait en être séparer de nouveau. Quitte à être en danger, autant vivre dangereusement, se disait-il.

« Sang Min… Sang Min… » Prononçait-il comme pour s’en assurer une dernière fois. « Et moi… J’ai cru que plus jamais je ne te reverrai. »

Sa voix était sifflante, abimée, et il peinait à respirer, ses phrases ressortant saccadées. Peu importait. Il voulait communiquer avec lui. Faire ce qu’il s’était toujours refusé à faire avec qui que ce soit. Arrêter de réfléchir pour une protection qui était en fait inutile. Vivre au jour le jour. Au moins avec celui qu’il aimait. Alors ce fut en resserrant ses doigts sur ceux les entourant qu’il parlait, à cœur ouvert.

« Je ne veux plus vivre ça. Ne plus te voir revenir à la clinique. Ne plus te voir. Risquer d’être éliminé… Sans rien avoir vécu avec toi. Je ne veux pas mourir en regrettant ta présence. »

Un discourt touchant par sa sincérité, par l’affection qui le véhiculait. Un discourt plein de tristesse également, alors qu’il apparaissait comme une fatalité, qu’il acceptait l’idée qu’il avait faillit mourir et qu’il risquerait encore de perdre la vie. Mais un discourt qui annonçait une volonté d’avancer à deux, de ne plus rejeter l’homme qui l’aimait et qu’il aimait en retour, d’affronter un avenir sombre sans regrets, simplement accompagnés.




Dernière édition par Sang Aran le Lun 10 Oct - 1:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Don't leave me. Not anymore.   Sam 8 Oct - 22:52


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Depuis très longtemps, Sang Min n'avait plus ressenti un telle panique en lui. Et face à un Aran en si piteux état, Sang Min avait de nouveau ressentis cette désagréable sensation qu'il avait déjà eut en lui lorsque son père était mort et qu'il s'était battu pour récupérer son corps. Sauf que là, il se battait pour garder Aran en vie, guérir ses blessures graves comme bénignes. Il s'était battu pendant 2 jours et une nuit. Il n'avait pas fermé l'oeil, il n'avait absolument pas dormi, changeant les pansements, remplaçant les bandages, couvrant toujours un peu mieux le vétérinaire. Et surtout, il avait continué de le supplier de se réveiller.

Au bout de ces 2 jours, voir Aran se réveiller était tellement rassurant pour lui, qu'il avait simplement cherché avant tout à retrouver le contact physique avec lui, à le rassurer, à se tenir proche de lui. A se rassurer ainsi du fait qu'il était bien vivant, bien qu'en très piteux état. Jamais il n'avait été jusqu'à se montrer aussi affecté par ces deux journées intenses. Il était tellement soulagé, tellement heureux de l'entendre prononcer son nom, qu'il en avait les yeux humides, alors qu'il séchait les larmes d'Aran délicatement. Il avait partagé le baiser, même s'il fut court. Pour lui, rien que ce baiser était précieux en cet instant.

« Je ne t’abandonnerai plus jamais Aran. Et avec moi tu seras toujours en sécurité… Je te le promets… Je n’ai pas envie de te perdre non plus. Ni de te voir de nouveau ainsi… » Sa main caressait toujours la joue du vétérinaire, tandis que l’autre tenait toujours celle d’Aran. Sang Min lui donna un nouveau baiser. Il était temps de changer de nouveau ses pansements, et de prendre de nouveau soins de ses blessures pour le remettre sur pied rapidement.

« Ca ne va pas être agréable... Excuse moi... Mais c'est important pour que tu sois remis sur pied assez vite. Surtout... Evite de bouger... Agrippe toi à moi si tu as mal, mais.. mais ne bouge pas trop.» Il commença les soins. Mais si quand Aran était inconscient il avait toujours réussi à faire les choses rapidement, maintenant qu'il le savait réveillé, ses mains tremblaient à mesure qu'il défaisait le premier pansement. Il n'avait pas du tout envie de lui faire mal, mais il n'était pas sûr qu'en étant ainsi il y parviendrait. Petit à petit, soin après soin, il parvint à achever le premier pansement.

Chaque geste suivant était un supplice pour Sang Min. Surtout qu'il se concentrait énormément sur les réactions d'Aran, continuant de lui parler, lui disant à chaque fois qu'il avait toujours presque terminé ses soins sur telle ou telle plaie, qu'il ne lui restait plus que 3, puis 2, puis une seule à faire. Le pire fut le soin à l'oeil. Il n'osait pas du tout imaginer ce qu'Aran pouvait ressentir. Lui même une fois c'était retrouvé avec une telle blessure. Et il pouvait presque se rappeler des douleurs atroces qu'il avait ressentis soins après soin. Mais il savait au moins quoi faire pour qu'Aran ne soit pas défiguré, ni borgne, ni aveugle. Et il fera tout pour que ça n'arrive pas. Une fois que tout était terminé, il s'installa de nouveau à côté de lui et le tint doucement dans ses bras, pour ne pas lui faire mal notamment au niveau de ses fractures, et le couvrait de gestes plein d'affection.

« C'est bon. C'est fini... » lui avait-il murmuré. Tous deux pouvaient donc souffler. Cependant, une question restait en suspend pour Sang Min. Ce qui avait bien pu arriver pour qu'Aran finisse dans un tel état. Ceci étant, il préféra prendre vraiment le temps de rassurer Aran, le détendre un peu, se montrer entièrement présent pour lui. Les questions pouvaient attendre qu'il aille mieux.

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MessageSujet: Re: Don't leave me. Not anymore.   Lun 10 Oct - 1:05


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Des promesses, encore. Des mots, encore. Mais cette fois, Aran ferait en sorte que Sang Min tienne sa parole. Combien de fois lui avait-il dit qu’il reviendrait toujours vers lui ? Ne lui avait-il pas dit qu’il était sien, corps et âme ? Et, comme il le disait lui-même, il l’avait abandonné depuis cette fois où tout avait changé. Pourtant, cette promesse que jamais plus il ne l’abandonnerait, maintenant que le vétérinaire était éveillé, il ne pourrait la rompre.

Caressant la joue de l’ouvrier, il vit ses yeux briller, prêt à laisser quelques larmes s’en déverser. Il avait voulu l’embrasser plus longtemps encore, le rassurer plus encore, mais il ne fallait pas trainer. Les soins devaient être constants pour qu’Aran porte le moins de séquelles de ses blessures. Alors il avait serré des dents, avait gémit de douleur, avait tendu ses muscles jusqu’à en sentir des crampes y apparaître. Il avait parfois supplié que ça s’arrête, lorsque certaines blessures étaient insupportables, avait manqué même de frapper, comme un réflexe, Sang Min pour l’empêcher de toucher son œil, bien qu’il sut se contenir. Et le temps fut long avant que la torture salvatrice ne cesse.

Bientôt contre l’homme qu’il aimait, il soufflait douloureusement, reprenait contenance. Calé contre le torse du rebelle, il observait le coin de la pièce en retrouvant ses esprits. Il savait que des explications s’imposeraient. Mais pas tout de suite. Dans le besoin de trouver la quiétude, il souhaitait mettre réellement un terme au jeu du chat et de la souris installé entre eux. Il souhaitait entendre encore Sang Min lui dire qu’il l’aimait, le rassurer. Il voulait être sûr que rien ne s’était dégradé… Se rassurer.

« Es-tu… Toujours mien… ? » Dit-il d’une voix tremblante.

Il se souvenait encore des mots du citadin comme d’un écho dans son esprit. Tu es et tu seras toujours rien qu’à moi… Je ne suis et ne serais rien qu’à toi… L’absence du toujours dans ses propos. Cette gêne grandissante à l’idée de ne plus retrouver cet amour qui les avait unis. La peur que le suçon, à sa disparition totale, marque la fin de leur histoire abandonnée avant même d’avoir été réellement abordée.

« J’avais des raisons de venir à Odvara… Mais j’espérais, quelque part, te croiser. Plonger mon regard dans le tien et te rappeler cette nuit-là. Celle où tu m’as dit être amoureux. De moi. Celle où tu as fait trop de déclarations délaissées après ton départ. » Des reproches, oui. Et également l’aveu d’une nuit sur laquelle il n’avait pas tiré un trait.

Il avait alors, finalement, levé la tête vers Sang Min, l’avait poussé, de ses doigts fins, à le regarder en retour. Leurs visages se faisant face, il l’avait embrassé. Apposant ses lèvres sur celles de son seul amant, y faisant une douce pression, il lui avait offert un baiser plus osé. Inconscient de la laideur déformant son visage, il se sentait simplement le besoin d’être entouré des bras de l’être aimé. Un instant doux, heureux, avant que son reflet ne lui soutire un cri étouffé de stupeur. Là-bas, derrière le visage de Sang Min, apposé sur le bureau, se trouvait un miroir. Reflétant les deux hommes, il fit constater le portrait étranger du médecin. Entre torsion de douleur et désir de cacher pareil horreur, Aran s’était reculé, avait cogné son dos contre le mur et avait tiré la couette sur son visage.

Tremblant, se rappelant de chaque coup porté sur sa personne, il s’enfonçait dans les draps. A la limite de la folie, il réprimait des cris de terreur à chaque image de rappel. Seule la chaleur du corps non loin du sien lui rappelait le présent et le poussait à partager l’horreur qu’il avait vécut.

« Ils m’ont piégé… M’ont attendu à la descente du bus… Ils m’ont attrapé, à l’écart. Ils m’ont interrogé… Sur les rebelles… Sur toi aussi, parce que tu venais souvent à la clinique… Mais pas de réponses… Et même sans me poser de questions, ils frappaient. Rien d’officiel, parce qu’aucune preuve que j’étais impliqué… Un interrogatoire barbare… » Un discourt durant lequel la voix d’Aran se brisait. Un discourt coupé par un cri douloureux. « Je les entends… mes os qui se brisent… ! Je les sens, leurs coups… Ma peau qui brûle et qui gonfle ! Et je les vois…. ! »

La folie, passagère, d’un homme torturé, ayant faillit goûter à l’étreinte de la mort. Un homme qui n’avait jamais fait un pas de travers, s’était tenu à l’écart des problèmes. Un homme qui pour la première fois avait goûté aux coups de ses semblables. Et la peur mordante que ce cauchemar jamais ne prenne fin.


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MessageSujet: Re: Don't leave me. Not anymore.   Lun 10 Oct - 21:31


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Soigner Aran fut une vraie épreuve pour lui. Entendre ses plaintes et ses suppliques... Plus jamais Sang Min ne voulait devoir supporter ça. C'était bien trop dur et plusieurs fois il avait eu l'impression de ressentir les douleurs que le vétérinaire ressentait. Alors une fois que tout était terminé, il avait l'impression d'avoir fait un exercice physique vraiment intense. Restant aux côtés de celui qu'il aimait depuis toujours, il l'avait pris contre lui. Qu'après une telle épreuve tous deux puissent enfin trouver l'apaisement. Il le regarda avec tendresse et ne cessa pas de le faire, sa main caressant sa joue.

« Bien sûr... Bien sûr que je le suis encore. Je le serai toujours Aran. » lui avait-il répondu sans hésiter un seul instant. Les mots étaient sincères. Tout autant que ceux qu'il avait dit lors de la nuit qu'ils avaient passée ensemble. Il l'écouta encore. Et avec honnêteté et sincérité, il lui dit :

« Je n'ai pas oublié cette nuit. Je ne l'oublierai jamais. Et ce que je t'ai dit, je n'y reviendrai pas dessus. Tu es et seras toujours mien et c'est pareil pour moi par rapport à toi... Ma seule erreur est d'être parti et ne pas être revenu avant. Et maintenant... »  Il le savait maintenant. Il n'aurait jamais du partir, peu importe s'il y avait eu un patient. Il aurait du rester là bas. Ne pas laisser Aran. Lentement, il s'était crispé, ses sourcils se fronçant légèrement. « Je suis désolé, Aran… Et je te promets que jamais plus je ne te laisserais.» Une promesse. Encore. Aran savait. Sang Min était un homme de parole.  

Il laissa Aran se redresser, l'aidant dans le même temps pour éviter qu'il ne se fasse mal. Il avait partagé le baiser offert par le vétérinaire et le lui avait rendu. Il l'aurait repris entre ses bras, si le cri d'effroi soudain d'Aran ne l'avait pas pris autant par surprise. Il s'était retourné et comprit rapidement ce qu'il venait de se passer. Cependant, plutôt que de retirer le miroir, il préféra encore venir prendre Aran dans ses bras, même s'il se planquait derrière la couette. Il le serra contre lui, suffisamment fort pour ne pas réveiller la douleur des blessures. Et il l'écouta, le coeur serré. Mais au fur et à mesure qu'il entendait l'histoire d'Aran, un sentiment de haine envers ces individus sans pitié le saisit. Si Aran n'avait pas le visage enfouit dans les draps, sans doute qu'il aurait vu ce regard s'assombrir.

Sang Min n'était pas dupe. Il avait bien compris qui s'en était pris à son amour. Encore elle. Encore eux. Non assurément, il ne pouvait pas abandonner son combat. Encore une fois, la dictature avait touché ce pourquoi il tenait le plus. Il rassura Aran, même si en son coeur venait de prendre place une nouvelle envie de revanche et de vengeance. Non, à présent il ne s'agira plus de venger sa famille. Il s'agira de faire payer ceux qui ont osé chercher à détruire celui pour qui il tenait le plus.

« ... Aran. Je suis là maintenant... Je ne les laisserai jamais recommencer. Jamais... Jamais plus elle n'osera te faire du mal...» Non plus jamais. A part lui, il n'avait vraiment rien à perdre. « ... Ca va aller. Je suis là... » sa main caressait ses cheveux, et ses bras le tenait dans une étreinte se voulant la plus rassurante et la plus protectrice possible. Il le vengera, et la fera payer.

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MessageSujet: Re: Don't leave me. Not anymore.   Lun 17 Oct - 0:08


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Il n’avait pas vu le regard de l’être aimé s’assombrir. Il n’avait pas vu la haine habiter le regard de l’homme qui l’enlaçait. Il ne l’avait pas vu. Mais il l’avait ressenti. Il avait senti autour de lui l’étreinte maîtrisée. La tension des muscles d’un homme souhaitant se venger et protéger ce qu’il avait encore. Et cette fois, Aran ne le lui aurait reproché pour rien au monde. Parce qu’ils avaient été deux à souffrir. Parce qu’ils étaient deux à s’aimer illégalement. Parce qu’il n’y avait pas d’échappatoire à cette haine. Parce que le visage déformé par les coups de l’un, ne pouvait qu’être un rappel de l’acte barbare dont il avait été victime.

Cependant, lui, Aran, était encore là. Bien vivant, bien que tenu par la peur et le dégoût de s’être aperçu, il devait montrer à celui qu’il acceptait enfin qu’il n’avait pas été perdu. Alors, sortant une main d’entre les draps, couvrant les yeux de Sang Min avec, il était venu l’embrasser. Encore et encore. Laissant silencieuse la douleur de la blessure ayant coupé la chair de ses lippes, il n’avait cessé que lorsqu’il en fut contraint. Et c’était parce qu’il avait été traumatisé qu’il avait caché son visage dans le cou de l’ouvrier.


-


Le temps fut long avant que toute trace de blessure ne disparaisse totalement de l’organisme d’Aran. Avec l’aide de Sang Min, qu’il avait envoyé se déplacé, il se déclara porter malade suite à un mauvais coup de bovin l’ayant contraint à restreindre ses mouvements. Sur sa peau jusque là dénuée de toute transformation, les cicatrices avaient teintées sa peau. Par chance et parce que les soins furent constants et bien appliqués, le visage d’Aran ne portait aucune trace de violence et était aussi fin qu’auparavant. Néanmoins, au-delà des bleus, des blessures et os cassés, à présent tous soignés, restait la douleur du souvenir. Les nuits devenaient plus froides et parfois, malgré les bras protecteurs du rebelle l’encadrant, il souffrait de cauchemars quotidiens. Plus rudes étaient les nuits où Sang Min ne rentrait pas, laissant Aran seul chez lui, constamment dans la crainte d’y être trouvé. Mais celles-là, le vétérinaire n’en parlait pas.

Les jours avaient défilés et vivre avec Sang Min, étrangement, était devenue une routine. Les contacts incessants, leurs voix chatouillant leurs oreilles, les odeurs des draps, et la vision des soirs et des matins ensembles étaient devenues une normalité étrange. Pourtant la guérison totale du médecin signait également la fin de tout cela, la séparation physique des amants secrets. L’absence des je t’aime de Sang Min qui n’avait reçu pour toute réponse les baisers d’un Aran encore timide. Point d’étreintes passionnées alors qu’ils avaient attendu la pleine guérison du médecin. Juste une relation amoureuse pleine d’un respect pour le blessé qui ne prouvait que trop l’affection du rebelle.

Alors ce soir là, il avait craint le retour de l’ouvrier. Parce qu’il se savait remit en état, qu’il devait reprendre sa vie pour gagner de quoi vivre, ils devaient discuter. De cette distance qu’ils allaient retrouver. Mais aussi de leur situation à eux. Et Aran souhaitait aussi, fébrilement, tendre à nouveau à Sang Min la possibilité de quitter la rébellion, de le suivre à Lapanalda et avec de la chance vivre des jours paisible jusqu’à ce qu’ils ne soient contraints par le mariage.

Alors ce soir là, comme les précédents, il avait préparé le dîner, avait rangé l’appartement et mit la table, avant d’attendre l’unique personne qu’il chérissait plus que sa seule famille.


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MessageSujet: Re: Don't leave me. Not anymore.   Jeu 3 Nov - 22:13


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Durant toute la durée de la convalescence d'Aran, Sang Min mis un point d'honneur à rester à ses côtés, à le soigner, et à prendre soin de lui. Il n'oubliait cependant pas que cela avait été la faute de dictatoriaux si Aran s'était retrouvé dans un tel état. Il était évident qu'il avait déjà une dent contre la dictature, nourrie notamment par le peu de cas que faisais le régime envers les personnes démunies comme feu sa mère, et par tout ce qu'il avait découvert d'injuste et de mauvais caché derrière le beau visage du dictateur et ses beaux discours. Il aurait sans doute pu être convaincu qu'il était temps de tout faire pour ne pas perdre Aran du tout et abandonner ses projets pour lui. Il aurait pu. Mais la dictature avait osé touché la personne en vie à laquelle il tenait le plus à ce jour.

Aran était son trésor, la personne que lui seul avait le droit de toucher, le droit d'aimer aussi fort qu'il le faisait. Vis à vis du vétérinaire, le rebelle se montrait très possessif. Alors tout au long de la convalescence d'Aran, Sang Min avait nourrit chaque jour son envie de vengeance, sa haine pour la dictature, son envie de renverser ce régime et ce gouvernement pourri. Leur faire payer en somme. Il avait bien remarqué le traumatisme que cela avait causé chez le vétérinaire. Il était plus que temps de lui offrir un monde meilleur.

Malheureusement, lorsque le vétérinaire fut enfin physiquement guéri, Sang Min du rattraper son retard de travail à l'usine, se faire encore plus petit, plus discret. C'était le prix à payer finalement pour ne pas briser l'image d'ouvrier modèle qu'il avait réussi à construire aux yeux de la dictature. Et il se devait aussi de jouer les rebelles modèles et se montrer présent de nouveau pour ne pas donner l'impression de déserter. Mais son coeur était mort d'inquiétude à chaque fois qu'il ne pouvait pas se tenir au côté du vétérinaire. C'était très difficile. Et dire qu'il avait souvent dit à la rébellion que jamais il ne se laisserai influencer par les sentiments... A ainsi se construire des masques aux yeux du monde, il se retrouvait dans des situations plus compliquées que prévues.

Tout disparaissait dès qu'il avait Aran contre lui et dans son champ de vision. Le rebelle se sentait soulagé à chaque fois, et se montrait très attentionné et très attentif. Il savourait chaque minute et chaque moment passés avec le vétérinaire. Les jours défilant à une vitesse folle, il en oubliait presque qu'Aran finalement était guérit. Il s'était si fortement habitué à sa présence chez lui, à le retrouver là, dans le salon, chez lui, qu'il n'avait pas vraiment songé à la possibilité qu'Aran s'en aille. L'idée réveillait l'inquiétude il faut dire.

Il y songea malgré tout une fois et du choix qu'il devrait faire. Il en voulait tellement à la dictature... Il avait mis sa vie et ses projets dans la rébellion... Mais il ne pouvait pas non plus envisager de vivre loin d'Aran. La peur de le perdre le saisissait parfois, la crainte de mourir et de causer une douleur pire que tout le reste, le rendre malheureux... Il ne voulait même pas y penser pourtant. Il ne pourra pas quitter la rébellion ainsi du jour au lendemain et vu les derniers évènements, il n'en avait pas vraiment envie. Mais Aran faisait partie de son avenir maintenant, alors même si ce n'était pas de suite, il ne voulait pas causer à Aran la même peine que son père avait causé à sa mère. Il rassembla une partie de ses économies et alla en ville après son travail à l'usine, avant de rentrer à l'appartement. Ce soir, il devra parler sérieusement à Aran.

En rentrant, il vit comme toujours la table mise, sentit la douce odeur du repas que le vétérinaire avait préparé. Non vraiment... Sans Aran et tout ces petits détails, il se sentirait bien seul dans un espace beaucoup trop vide. Alors comme toujours, après s'être déchaussé, il alla prendre Aran dans ses bras, le serrant un peu plus fort que d'habitude.

- Pardon je suis un petit peu en retard. Tu vas bien ? lui avait-il demandé, alors qu'il s'écartait légèrement de lui pour prendre le temps de le regarder. Il le reprit contre lui, le serrant un peu plus doucement avec un soupir satisfait. Tu m'as manqué Il lui manquait toujours après une journée passée loin de lui.
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MessageSujet: Re: Don't leave me. Not anymore.   Dim 13 Nov - 13:32


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Sang Min & Aran


Les minutes passaient et Sang Min ne rentrait pas. Connaissant parfaitement ses horaires à force de vivre à ses côtés, il craignait les retards de son amant, membre de la rébellion. Son cœur battait à toute allure lorsqu’il fixait la porte d’entrée et se perdait dans la contemplation insistante. Et il le sentit, le bond plus prononcé de ce muscle, lorsqu’il vit la porte s’ouvrir dans un cliquetis de clés. C’était partagé entre le soulagement et l’envie de réprimander son homme qu’Aran s’était laissé enlacé.

Dans les bras refroidit par l’automne de cet être aimé, Aran ne remarquait que trop bien la force de l’étreinte différente de celles qu’il avait eu chaque soir depuis son accident. La cohabitation et l’acceptation de vivre ensemble une relation interdite avait permit à Aran de connaître d’avantage l’homme qui partageait sa vie. L’habitude s’était rapidement encrée dans leur relation et le moindre petit changement ne lui échappait plus. Alors il lui avait rendu son étreinte au moins aussi fort, le réchauffant au risque de se refroidir. Il avait inspiré l’odeur naturelle de l’homme entre ses bras, de l’homme ayant travaillé tout le jour. Et il l’aimait cette odeur qu’il qualifiait sans honte de viril mais qu’il appréciait uniquement parce que celle-ci n’appartenait qu’à l’homme chéri.

Si Aran avait pu en apprendre plus sur son amant, Sang Min, lui avait probablement pu constater l’irrégularité des démonstrations d’affection de son aimé, tantôt rares et timides, tantôt nombreuses et passionnées. Encore impressionné parce les représentations de la relation amoureuse, le médecin restait assez bancale quant à comment exprimer de l’affection. Mais ce soir, soulagé par le retour tardif de Sang Min et poussé par les quelques heures qui les séparaient d’une relation à distance, les démonstrations se faisaient naturellement alors qu’il attirait le visage de son petit ami prêt du sien tout en exigeant de lui ce qu’il souhaitait.

« Embrasses moi. »

Un souhait, un ordre, une exigence. Et l’obtention forcée alors qu’il posait ses lèvres sur les siennes à de nombreuses reprises. Une liaison qui n’appartenait qu’à eux, qui faisait chavirer l’esprit si mathématique du vétérinaire qui sans qu’il ne sut comment, se trouvait au sol alors qu’il avait tiré son amant avec lui. Les langues s’étaient trouvées, les doigts s’étaient liés et les corps s’étaient réchauffés avant qu’il ne sut trouver, entre deux baisers humides, les mots qui le tiraillaient.

« Où étais-tu ? »

Une plainte, un reproche. Une question pleine de sentiments alors qu’il semblait chercher son souffle dans celui de Sang Min. Un couteau enfoncé en plein cœur de l’ouvrier alors qu’Aran plongeait ses yeux dans les siens, la crainte d’avoir cru le perdre encore vivace dans son regard.

Durant ces jours ensemble, Aran n’avait pas simplement découvert Sang Min. il avait apprit, près de lui, à accepter quelqu’un d’autre, à s’appuyer sur un autre et surtout à aimer. Chaque jour, son amour avait grandit. Chaque jour, il avait apprit le besoin irrépressible qu’avait eut Sang Min jusque là de toujours revenir à la clinique. Et surtout, chaque jour, il avait découvert que l’amour qu’il portait à cet homme ne connaissait pas de limite. Il avait aimé, apprécié, mais avait également ressentit des passions plus sombres lorsque Sang Min s’en allait au petit matin. Les peurs, les doutes, l’envie de possession si excessive qu’il aurait bien enfermé cet homme avec lui dans cet appartement.

« Tu étais avec quelqu’un… ? »

Lorsque les rebelles étaient en jeu, il le savait. Mais là, son retard semblait différent. Alors, la question était venu aussi vite avait elle été pensée. Et cette seule idée qu’une personne ait pu passer du temps avec lui et raccourcir le leur le rendait malade, fou de jalousie, alors qu’il agrippait sa main libre dans l’omoplate de son amant avec vigueur, comme pour le punir d’avoir même pu créer ce type de penser en lui.



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Nam Sang Min

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MessageSujet: Re: Don't leave me. Not anymore.   Jeu 1 Déc - 23:16


Don't Leave Me. Not Anymore
Sang Min & Aran


Sang Min avait construit sa vie autour de la lutte contre le régime actuel. Mais il n'avait jamais vraiment pensé à tomber amoureux, jusqu'à ce qu'il rencontre Aran. Finalement, cette donnée vint tout bousculer, mais sans doute pour son bien. Son père avait négligé sa famille après tout, se donnant corps et âme à la rébellion. Et à quel prix finalement ? Sang Min avait fini par vraiment revoir tout ses calculs et ses plans durant tous les jours passés chez lui avec Aran, à prendre soin de lui, et à vivre avec lui, comme un vrai couple finalement. Il le sentait. C'était fort. Il était hors de question de perdre Aran. Et il était hors de question de pardonner ce que la dictature lui avait fait subir. Alors comment rassurer l'homme de sa vie ? Comment le rassurer tout en ne quittant pas tout à fait la rébellion ? Il avait envisagé tout un tas de possibilités. Et une seule lui avait paru être la meilleure. Il était parti de son travail à l'heure et avait pris le temps de faire un tour en ville, de bien choisir ce qu'il voulait avant de finalement rentrer chez lui. Retrouver Aran, le voir là debout, voir la table déjà mise, sentir l'odeur du dîner... Hors de question qu'il parte.

Comme à son habitude, il l'avait pris dans ses bras, lui disant combien il l'avait manqué. Il le serrait un peu plus fort que d'ordinaire, pour se donner du courage pour cette soirée, pour lui dire ce qu'il devrait lui dire. Sang Min s'était habitué aux changements d'Aran dans sa manière de lui montrer de l'affection. Et ce soir, le changement était frappant, mais pas pour le déplaire. Il sourit avec affection, alors que le vétérinaire lui réclamait de l'embrasser, tout en lui donnant déjà de légers baisers. L'ouvrier accéda comme toujours à sa demande, finissant par terre durant l'échange, le serrant encore contre lui, la chaleur de leurs corps se mêlant l'une à l'autre.

Sa main caressant la joue d'Aran, Sang Min perdit son regard dans celui de son amant, rempli d'inquiétude et de crainte. Il aurait bien dit une boutade, comme parfois il pouvait se le permettre. Mais Aran avait enchaîné bien vite, ne lui laissant pas le temps de répondre à la première question. S'il avait été avec quelqu'un ? Non. Il devinait le sens des paroles du vétérinaire. Sang Min le savait pourtant. Le moindre changement d'attitude de sa part et ça réveillait les peurs de son compagnon. Pourtant, jamais au grand jamais il ne le tromperait. Il ne lui mentirait même pas. Non, il fera de son mieux pour le rassurer, lui dire les choses. Il se redressa donc, entraînant Aran avec lui, dans un mouvement doux, le recoiffant un peu et lui prenant les mains avec tendresse, le laissant s'agripper à lui, même si cela pouvait lui faire mal.

- Juste après le travail, je suis allé en ville. Je ne suis allé voir personne. Je n'ai que toi dans ma vie, Aran. Il lui donna un baiser plein d'amour. Tant pis si dans sa tête, il avait imaginé les choses différemment. Il fouilla dans sa poche et tendit un petit paquet à Aran. Je suis allé en ville, pour t'acheter ça. Il sentit d'un coup comme un poids s'installer soudainement sur ses épaules. Il fixa un moment le paquet avant de regarder Aran, légèrement différemment. A la fois amoureux, sérieux, et avec une légère appréhension. Un jour, tu m'as demandé d'abandonner la rébellion. Cette fois là je n'avais pas su te donner de vraie réponse, ni même pu te faire de vraie promesse. Son coeur battait fort. Chaque mot était pensé, réfléchi et choisi avec précaution. C'était plus dur que d'imaginer le faire... Il mit le petit paquet dans la main d'Aran, la lui serrant. Aran. Voilà ma réponse. Ou plutôt le symbole de celle-ci et de ce que tu représentes... Si avant ma vie était consacrée à la rébellion... J'ai envie à présent de te protéger, ne pas être de nouveau trop loin, et ne pas te causer la moindre souffrance. Je ne veux pas que tu vives ce que ma mère a vécu ni te faire subir la même chose. Je continuerai mon combat, mais je ne le ferai plus comme avant. Tu comptes vraiment beaucoup pour moi...

Le paquet contenait une petite boîte dans laquelle se trouvait un anneau d'argent. Dans sa poche, Sang Min cachait la boîte et l'anneau jumeaux. Il laissa le vétérinaire découvrir le contenu. Il appréhendait la réaction d'Aran.
Peu après, il sortit l'anneau jumeau de sa poche.
- ... J'avais envie que l'on ait quelque chose qui représente ce que l'on est tous les deux, de façon à ce que quoi qu'il arrive, je serai là pour toi... Tu seras là pour moi... Il fixa un moment Aran, d'un regard véritablement amoureux. Il sentait les mouvements légèrement rapide de son coeur et cessa de parler.
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Don't leave me. Not anymore.

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