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 Sacrifice & Training, then fight to reach your Dreams (Libre)

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Âge : 31 ans
Emploi : Pisciculteur / Ancien militaire
Lu GengLi

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MessageSujet: Sacrifice & Training, then fight to reach your Dreams (Libre)   Mer 18 Mai - 17:29

“L'homme ne peut rester lui-même qu'en travaillant sans cesse à s'élever au-dessus de lui-même. ”



Les yeux fermés d’un doux mouvement de paupières, le bras au niveau de ces dernières, je pense. Je réfléchis à toutes ces prises de tête que j’ai pu engendrer. Je me rappelle de toutes ces questions que l’on m’a posées et qui sont, encore et toujours, d’actualité. J’étudie par A et B la façon dont ma vie aurait pu être un peu plus palpitantes. Je rumine des nuits d’amour d’antan totalement alléchantes. J’observe le passé en sachant parfaitement que je dois me concentrer sur le présent. Je me demande si un jour je me lèverai avec un visage radieux et souriant. Je rêve d’un futur qui ne pourra jamais exister. Je spécule des possibilités pertinemment échouées. J’observe, j’examine, je médite, puis délibère. J’observe, j’examine, je médite et puis je…

D’un coup, je récupérai ma lucidité. Mes pensées, d’elles-mêmes, s’étaient évaporées dans une autre galaxie, bien loin pour que je ne puisse plus y référer de nouveau. Allongé comme un con au milieu de la plaine, mes yeux s’étaient ouverts sur le ciel nuageux qui me faisait face. Ce ciel si beau lors des journées de pique-nique l’été, ce ciel si mystérieux les nuits enneigées d’hiver. Un soupir s’évada de ma bouche. J’aurais bien voulu rester un court instant de plus dans cette adversité d’imaginations débordantes où mon cerveau faisait parfois escale. Malheureusement, je ne choisissais jamais le moment de la fin, seul le début m’était acquis. Mes mains étaient glacées. Les après-midis ensoleillés n’étaient pas encore au rendez-vous, et d’être resté trop longtemps inerte sur le gazon m’avait frigorifié le corps. Seules les parties couvertes de vêtements pouvaient ressentir une certaine chaleur.

Il fallait que je bouge mais mon envie d’être actif était partie avec le reste. Malgré ce que l’on pouvait croire, toutes ces choses auxquelles je pouvais gamberger me faisaient un bien fou. J’étais moi, sans l’être. Je regardais d’un regard extérieur ma vie et celle de ma fille. D’ailleurs, qu’adviendrait-il d’elle si je finissais entre les mains du Dictateur ? Qu’adviendrait-il d’elle si je finissais au bout d’une corde, comme ma femme ? Qu’adviendrait-il d’elle, elle, si pure et chétive ? Un nouveau soupir s’échappa, mais cette fois-ci, de mes narines. J’arrêtai d’admirer le ciel tranquillement pour me disperser sur l’environnement alentour. La nature était vide, et j’avais l’impression qu’elle était aussi triste que moi. Pas un pour rattraper l’autre, c’est bien ce qu’on disait dans ces moments-là, n’est-ce pas ?

D’ailleurs, que faisais-je ici, à planer comme un vieil homme inutile ? C’est dingue la façon dont le cerveau s’irrigue rapidement des interrogations que l’on peut se poser. Oui, j’avais rendez-vous. Et à la vue du peu de soleil qui transperçait les nuages, je pouvais même comprendre que mes élèves étaient en retard. Comme d’habitude. Que faisaient-ils ? Travail, occupation, distraction, … Peut-être même étaient-il en train de confiner un plan de sauvegarde de Lansan ou se mettaient-ils en route pour réclamer des informations confidentielles en utilisant la force ? Je ne savais pas grand-chose des mouvements qui se faisaient au niveau du quartier général. Rares étaient les fois où je m’y aventurais. Je n’étais plus un homme actif à cause de ma jambe meurtrie, je ne servais qu’à aider, donner des leçons de combat, de défense ou de position. Parfois, je leur montrais comment on utilisait les armes de poinds ou à feu, mais rares étaient les jours où je choisissais cette activité. Je n’aimais pas l’idée de s’en prendre à une vie. Ca fait si mal.

Stop. Mes oreilles sifflèrent un instant par le bruissement des herbes un peu plus loin. Je me redressai alors de façon à m’asseoir sur l’herbe à l’aide de mes bras et cherchai ma canne en bois de mes doigts pour l’agripper avant de me retourner. Certains avaient fait le déplacement pour l’entraînement, et j’étais assez satisfaits de ne pas avoir attendu pour rien. Mon visage resta, malgré tout, assez grave, très peu d’émotions s’évacuèrent par mes traits marqués par la fatigue et l’angoisse. A l’aide de ma meilleure amie, je me relevai doucement, faisant quelques petites grimaces de douleur avant de pouvoir faire face aux premiers jeunes qui apparaissaient, plus gais que jamais.


- C’est à cette heure-ci qu’on arrive ?

Ils avaient l’habitude de mes réprimandes. Ils savaient pertinemment que ce n’était pas pour les gronder, mais plutôt pour leur faire comprendre, à ma manière, que j’étais content de les voir et de ne plus être seul pour un instant. Je fis un signe de main amical, histoire de ne pas avoir à dire bonjour à chacun d’entre eux, bien trop pressé de leur faire subir maints et maints exercices qui feraient souffrir leur petit corps. Je prenais malgré tout le temps d’écouter leurs excuses, c’était toujours bon à prendre. Certains racontaient même ce qu’il s’était passé dans la journée pour qu’il n’arrive que maintenant. Je les écoutais, avec intérêt, mais je coupais rapidement court.

- Nous n’avons malheureusement pas la journée pour parler. Je n’ai qu’une heure et demi pour vous exercer et vous mettre d’attaque le jour où vous partirez en mission. Ce n’est pas le bon moment pour chômer. Vous êtes fatigués, moi aussi.

Un coin de ma lèvre voulait leur faire un sourire, mais mes muscles se contractèrent de façon à l’en empêcher. Je les examinai rapidement grâce à ma vue avant de me tourner, dos à eux, et d’avancer, attendant qu’ils me suivent pour leur présenter l’endroit où nous allions faire naître la sueur. Quelques mètres plus loin, un petit champ à l’abris des regards me convenait plus particulièrement puisque les arbres, qui l’entouraient, cachaient parfaitement l’emplacement. Je leur montrais alors, à l’aide de ma canne, leur place, à chacun. Espacés assez pour ne pas se faire mal. Ecartés pour ne pas se gêner. Isolés pour interrompre tout bavardage inutile. Séparés pour mieux triompher.

- On va commencer par un échauffement rapide et sans douleur. Vous souffrirez un peu plus tard. Pas la peine que je vous ramasse à la petite cuillère. Je n’en ai pas.

L’humour faisait partie de ma vie. Bien que je ne rigolais plus forcément aux blagues, je ne pouvais m’empêcher d’en faire. La jeunesse ne se sépare pas souvent du corps, malgré l’âge que l’on prend. Du moins, c’est ce que je pense, le plus clair du temps. L’apparence n’a rien à voir avec la vivacité, si ? Je faisais aller ma canne pour les guider et bougeais ma tête pour les remuer, le son de ma voix les aidait beaucoup à se focaliser sur le travail à effectuer. Les mains levées vers le ciel tout en sautant et écartant les jambes une fois sur deux, les petits soldats que j’avais en face de moi me rendaient fier. Ils ne bronchaient pas, ne se plaignaient presque jamais et montraient rapidement leur véracité. Celle qui m’animait, lorsque j’avais la vingtaine. En bas, tout en gardant la position après la première pompe, il suffisait de sauter le plus haut possible sans oublier …

- Et on plie les jambes pour aller le plus haut possible, combien de fois devrais-je le répéter ?

Voilà. Répéter, parfois, ça servait beaucoup. Je faisais comprendre que ça m’énervait, mais il n’en était pas plus que ça. Bien au contraire, je servais au moins à quelque chose. Pendant une bonne demi-heure les jambes, les bras, les corps entiers s’échauffaient. La chaleur devait d’ailleurs gagner de plus en plus leur corps pour la plupart déjà bien viril.

- On remonte bien haut pour les abdos et on stagne le corps. Vous sentez que ça brûle, vous sentez ? Tenez le plus longtemps possible sans faillir puis … Un, deux, … Trois, relâchez.

J’étais heureux. Sans le montrer, j’étais heureux. Je ne pensais à rien d’autre qu’à ceux que j’avais en face de moi, ceux qui m’écoutaient leur parler, leur signaler des mouvements avantageux pour cette activité. Ils étaient réceptifs. J’étais heureux. Je me baladais donc de gauche à droite en signifiant les mouvements qu’ils connaissaient déjà par cœur jusqu’à les faire arrêter.

- L’échauffement est terminé, on passe au corps à corps. Deux par deux. Vite.

Le plus dur, pour eux, c’était d’imaginer que leur coéquipier était un ennemi et non une femme, un homme, leur ami. Le plus dur pour eux, c’était d’y aller franchement, sans réfléchir. Qui sait qui l’on pourrait croiser, qui sait à qui l’on pourrait faire face au moment du combat, au moment de l’ultime combat. Un ami, un cousin, un frère… Il ne fallait pas faire parler les émotions, uniquement faire grandir cette rage contre l’absolutisme. Cette rage contre le totalitarisme. Cette rage contre la dictature, mais surtout, contre le dictateur et ses disciples.


Forever your Dad, Forever my Daughter
GengLi (Joe Cheng) x MeiLan (Lauren Lunde)
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