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 [+18] We need to talk || ft. Aran

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Sang Aran

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MessageSujet: Re: [+18] We need to talk || ft. Aran   Mar 21 Juin - 0:11


We need to talk
Sang Min & Aran


J’avais probablement gâché l’unique instant de réelle honnêteté que nous nous offrions l’un à l’autre. Il m’aimait et mon cœur se réchauffait à cette idée. Dans mon ventre semblait grouillé une onde de papillons. C’était une sensation étrange mais je ne la détestais pas. J’appréciais ses baisers, sa manière de me toucher et de me regarder. Il me donnait la sensation d’être la chose la plus précieuse en ce monde et il semblait me convoiter comme telle. Dans ses yeux, je voyais toute son affection mais également toute son envie de me posséder. A bien y penser, être enchaîné à lui, loin des misères de nos vies, n’était pas une idée déplaisante. Nous ne trouverions rien de mieux ailleurs de toute façon… Alors j’avais voulu découvrir ce qui devait être son propre paradis. Un paradis dont j’étais le centre. Loin de la dure réalité qui nous rappellerait à l’ordre bien assez tôt.

Pourtant me voilà à le retenir dans sa course à la possession, effrayé par le tournant que prenait la situation. Pourquoi faisait-il se qu’il faisait là, me caressant de l’intérieur sans que je ne comprenne la raison. Les démonstrations les plus interdites entre hommes ne se limitaient-elles pas aux caresses émises sur nos intimités gonflées de désir ? La panique et ses mots m’avaient ramenés à la réalité, aux souvenirs les plus douloureux entre nous. Mais face à mon désarroi, il se rétractait, retirant ses doigts trop aventureux. Cela n’empêchait pourtant pas les larmes de se déversées de mes yeux au souvenir douloureux de son rejet quelques jours auparavant. Encore un peu fier, j’avais masqué mon visage comme je le pouvais mais il écartait ce rempart délicatement avant de sécher cette eau salée et me serrer tout contre lui. Ses mots étaient doux, de nouveau rassurant. Il m’aimait… Je me répétais cette même phrase inlassablement. Et c’était ceci qui me fit de nouveau m’abandonner à lui, accepter de faire de moi tout ce qu’il voulait, lui offrant ma confiance, chose que personne n’avait jamais eu. Ses bras étaient mon paradis, mon jardin d’Eden, l’endroit où à cet instant je voulais m’isoler, loin de tout et pourtant si près de lui. Mes larmes ne voulaient cesser de couler, trop longtemps contenu derrière mes mensonges. Sans que je ne m’en rende compte, il était devenu le centre de mon univers, s’immisçant malgré moi dans ma vie, dans ma peau et plus loin encore, dans mes pensées et dans mon cœur. Il m’avait progressivement lancé un sort à mesure que nous nous rencontrions. Cela aurait été mentir que de dire qu’il m’attirait à l’époque où sa mère vivait encore, mais n’avais-je pas remarqué qu’il m’observait différemment des autres ? Il était clair qu’aujourd’hui je ne souhaitais plus ne pas ressentir son amour dans son regard. Je voulais même être noyé dans cet amour si tendre et passionné. Finalement, les larmes de peine s’étaient transformées en larmes de peur. J’avais peur que la réalité… ma réalité… nous sépare.

A ma demande, il répondait d’une promesse scellée d’un doux baiser. Ses lèvres me faisaient retrouver une certaine sérénité. Ses baisers ne me mentaient pas. Ses étreintes non plus. Je focalisais mon attention partout sauf sur ce qu’il faisait en moi. La caresse de sa main sur mon corps, ses yeux si sincères. J’avais la sensation qu’éprouver de l’amour entre personnes du même sexe n’était pas une mauvaise chose, que la tendresse et l’affection n’était pas une chose prohibée, que s’était naturel de se laisser aller tant que les sentiments y étaient. Et finalement, bien malgré le fait que je me concentre sur certaines choses en particulier, je ressentais toutes ses attentions en moi. La sensation étrangement désagréable se transformait en quelque chose de plus doux. Il prenait soin de moi et je le comprenais au fur et à mesure qu’il me caressait, introduisant un second doigt en moi.

C’était peut-être étrange, mais je savais que mimer son action n’était pas nécessaire. Peut-être que quelque part en moi, je savais que le désir de ne faire qu’un n’était pas impossible et n’était pas si différent de l’acte amoureux entre un homme et une femme. Je reprenais doucement ses lèvres contre les miennes, en une multitude de baisers chastes, tendres, tandis que mes mains se perdaient sur son corps, l’une caressant son épaule et sa nuque, et l’autre venant prendre de nouveau soin de son sexe durcit.

« Sang Min… dis… » Commençais-je d’une petite voix avant d’hésiter un instant. « Peux-tu… Me marquer au plus profond de mon être… ? »

Je prenais doucement conscience que s’était possible, mais ce n’était pas mon seul désir. Une nouvelle larme s’échouait sur ma peau tandis que je lui volais un baiser tendrement langoureux. Prenant mon courage à deux mains, je me laissais exprimer un certain désir.

« Est-il… Possible de marquer ce moment sur mon corps… ? Je veux que… Que l’on sache que quelqu’un m’aime sincèrement… Que tu me marque de manière à ce que tout le monde sache… »

Je n’osais pas parler de mon appartenance à Sang Min, mais c’était évident et je voulais que tout le monde sache que j’avais ce genre de relation de possession avec quelqu’un. Que je ne me donnerai à personne, sauf pour survivre aux règles de la dictature. Mais j’avais encore quelques temps devant moi avant d’être unis par écrit à quelqu’un et je ne voulais pas l’intérêt d’autres personnes que Sang Min.

Tout à coup, je fis un petit bond. L’ouvrier, à force de tendre caresse, m’avait sensibilisé de nouveau totalement. Serrant de toutes mes forces Sang Min contre moi, dans un gémissement à peine contenu, je laissais mon plaisir marqué leurs deux corps d’un liquide blanchâtre dont j’avais affreusement honte. Me mordant la lèvre, intimidé par ma propre décadence, je rougissais de honte, dans l’incompréhension de ce qu’il se passait soudain.

« J-je… E-excuses moi… » Bégayais-je en tremblant de honte.

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MessageSujet: Re: [+18] We need to talk || ft. Aran   Mar 4 Oct - 1:15


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Je l’avais effrayé par mes gestes soudains et bien trop nouveaux pour lui. Pendant un instant j’avais eu l’impression d’avoir tout gâché en le faisant pleurer et en le blessant de nouveau. J’avais eu la douloureuse sensation d’avoir de nouveau commis une erreur, alors que tout ce que je voulais c’était lui faire ressentir du plaisir, le faire se sentir bien avec moi, lui montrer aussi qu’il était tout pour moi. Voir ses larmes couler sur ses joues fut terrible pour moi. Alors je vins le rassurer, le réconforter et surtout je cherchais son pardon. Je l’aimais tellement ! Le blesser, lui faire du mal n’était vraiment pas ce que je voulais. Je le serrais fort dans mes bras, cessais mes gestes déplacés, et le couvrais de baisers tendres et amoureux, quand il prononça des mots dont jamais je n’avais pu imaginer entendre un jour. J’entendais sa demande surtout. Ne pas lui faire de mal. Bien sûr que je ne le ferai pas. Je le lui promettais et scellais le tout d’un baiser. Et avec encore plus de douceur et de précautions je reprenais ce que je faisais.

Aran était un être vraiment trop précieux à mes yeux. Et plus j’étais avec lui, plus j’en apprenais sur sa personne, ses peurs, ses sentiments… Je ne me lassais pas d’en savoir plus à chaque fois. Quelque part, je m’étais imposé dans sa vie, sans son accord. Cela a toujours été de cette façon. Je venais toujours le voir sans lui demander son accord au préalable. Mais je n’aurais pas demandé son aide à l’époque, j’aurais été bien plus perdu et sans doute pas ce que je suis aujourd’hui. Et je n’aurais certainement pas été plein de ces sentiments que j’éprouve pour lui. D’aussi loin que je m’en souvienne, il m’a toujours paru être si différent des autres par sa prise de distance, et ses attitudes et actions toujours dans la retenue. Il m’avait attiré par ses différences avec ma personne. Et à passer un tel moment, je n’y aurais sans doute jamais cru.

Je savourais chacun de ses baisers, chacune de ses caresses. Ses tendresses me réchauffaient encore et m’arrachaient de légers frissons agréables. Ses gestes sur mon entre jambe me procuraient un plaisir infini qui m’arrachaient de longs soupirs fiévreux. Son nouveau désir prononcé de vive voix ne me laissa pas indifférent, le comprenant sous divers sens du fait de cette atmosphère chaude et intense. Le marquer au plus profond de son être ? C’est ce que je désirais le plus depuis le début. Sa nouvelle larme me saisit cependant. Je m’empressais même de l’effacer, lui caressant la joue et venant de nouveau le réconforter par des baisers attentionnés. Le marquer de façon à ce que tout le monde le sache ? Il en devenait excitant. « C’est possible… Et si c’est ce que tu veux, je le ferai…Je te marquerai au plus profond de ton être et de façon à ce que le monde entier sache que tu es à moi »

Je lui avais répondu d’une voix se voulant rassurante en même temps. Encore une fois je ne voulais pas faire quelque chose qu’il ne voulait pas que je fasse. Je voulais écouter vraiment chacun de ses propres envies tout en suivant les miennes, les siennes pouvant aussi contenir les miennes plus sulfureuses. Et puis je le remarquais se laisser aller entre nos deux corps. De nouveau, je le rassurais. Il n’avait pas à avoir aussi honte, ni même à s’excuser. « Pourquoi tu t’excuses ? Tu n’as pas à t’excuser pour ça… ni même à en avoir honte…  » Je lui volais un nouveau baiser.

Mes doigts le quittèrent, voulant savourer un instant de douceur, de tendresse pure avec lui. «  Laisse moi te marquer et marquer ton corps… Tu es et tu seras toujours rien qu’à moi… Je ne suis et ne serai rien qu’à toi…  » lui glissais-je par la suite. Et de nouveau avec la plus grande douceur, le prendre, me glissant en lui, tout en le serrant avec douceur dans mes bras. C’était si chaud…. Je prenais le temps aussi pour ne rien brusquer, ne rien précipiter et ne rien gâcher. Et peu à peu j’accédais à sa première demande, progressivement, entament des mouvements réguliers en lui, imposant alors ma marque en lui. En même temps, je ne me laissais pas de savourer son corps, le caressant à nouveau, embrassant à nouveau ses lèvres et puis son cou. Devenant peu à peu plus intense, je le marquais dans son cou, de manière à ce que le monde entier sache qu’il m’appartenais.

Je m’arrêtais vraiment qu’après que tous deux nous nous étions laissé aller. Mon corps chaud ne se décollait pas du sien, mes bras le gardant encore contre moi. Doucement mon souffle reprenait un rythme normal. Je me sentais heureux ainsi dans ses bras et contre lui, peau contre peau. Je n’avais même plus envie de le quitter. Je ne voulais pas que ce moment s’arrête, je voulais qu’il continue tant il était trop parfait. Je n’osais pas penser au lendemain, voulant vraiment savourer cet instant avec Aran jusqu’au bout. Je l’aimais de toute mon âme. Etait-ce pareil pour Aran ? Sans doute… Il ne m’aurait jamais laissé faire tout cela si l’en avait été autrement. « Je t’aime tellement…. » Les mots étaient sortis tout naturellement.
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MessageSujet: Re: [+18] We need to talk || ft. Aran   Jeu 6 Oct - 1:06


We need to talk
Sang Min & Aran


C’était une situation étrange par sa nouveauté, par tout ce qu’elle véhiculait. Partageant un être entre crainte, appréhension, et attente, besoin. Des contraires tiraillant. Mais un besoin trop fort. D’être aimer. Et d’aimer à son tour. De recevoir de l’affection. D’en donner. D’être spécial. De laisser les craintes se dissiper. D’échapper aux contraintes et simplement s’abandonner. C’est dans ces instants où l’on cesse de penser, que l’on en apprend d’avantage. C’était à cet instant qu’Aran sut qu’il l’aimait, Sang Min.

L’un se fondant dans l’autre, l’autre enlaçant l’un, une osmose naturelle, presque parfaite. Il oubliait la peur de l’inconnu à chaque baiser, se laissait emporter par le torrent que représentait le rebelle. S’abandonnait à ces bras accueillant, n’ayant attendu que ce moment où il se laisserait enlacer. Peau contre peau, vêtements abandonnés, chacun se découvraient et se réchauffaient. Tendre osmose devenant union, comme un puzzle enfin terminé, ils se trouvaient enfin. Aran ne voulait plus souffrir. Sang Min ne devait plus souffrir. Pas ensemble. Finalement, les pensées de ce dernier avaient découlées dans l’esprit du médecin qui sentait son cœur s’animer follement. C’était une évidence à présent, ils étaient nés pour se trouver, se rencontrer, s’unir. Ils étaient fait pour s’aimer.

Il s’était laissé possédé, avait accepté la douleur passagère de leur union véritable, avait fini par apprécier. L’épiderme humide de sueur, il avait témoigné maladroitement son affection alors que sa gorge cambrée avait laissé filtrer de son que lui-même ne se savait pouvoir produire, alors que son corps avait resserré sa prise autour de celui, actif, de son partenaire. Rien d’obscène. Juste la consommation d’un amour reconnu. Juste l’abandon naturel de deux âmes sœurs. Faire l’amour. S’aimer autant que possible. S’épuiser ensemble et ne plus se lâcher. Accepter l’inacceptable, ce que la nature et la société n’acceptaient pas, au grand bonheur d’un bien-être égoïste de deux être amoureux.

Front contre front, souffles entrechoqués, corps entrelacés, poitrails mouvants, l’un sur l’autre, ils tremblaient. La fatigue gagnait leurs muscles après tant d’ébats. Les pensées étaient brumeuses. Même dans l’inconscience, l’un arborait le baiser coloré de l’autre sur son cou, et l’autre le passage passionné des ongles de son partenaire. Les mots de Sang Min paressaient une mélodie aux oreilles d’Aran qui lui volait un baiser chaste en enroulant ses jambes à celles de son amant. Dans ses yeux demeuraient les sentiments les plus doux alors que ses lèvres gardaient timidement, pudiquement, l’expression de ses sentiments. Les preuves avaient été nombreuses et le silence était nécessaire pour le médecin qui acceptait enfin, mais à son rythme, leur amour. Encore un baiser, la caresse fugace de la langue sur les lèvres de l’amant, un ronronnement puis plus rien. Simplement le silence, l’inactivité salvatrice après des passions déchaînées. Le repos après l’ivresse. Le sommeil gagnant l’amoureux réchauffé par le corps qui le jonchait.

Tout. Tout aurait pu rester idyllique. Si seulement la réalité, au petit matin, ne s’était pas rappelée aux rêveurs.

Dans la chaleur protectrice des bras de Sang Min, sous les rayons de l’aube, Aran aurait souhaité resté endormi. Les oisillons chantaient dehors, comme pour continuer de les bercer dans le bonheur simple de deux être qui s’aiment. Toc-toc. Pas encore, il souhaitait encore rêver, échapper aux réalités les plus durs. Toc-toc-toc. Si seulement cela avait pu s’en tenir à cela, alors il aurait effacé les coups portés à sa porte. Mais une voix le tirait violemment à la réalité. Un client était devant la porte, demandant au travers si le médecin était là. Il la vit, la silhouette cherchant à la fenêtre ce qui se trouvait dans l’obscurité. Et il avait serré, jusqu’à la disparition de l’être dérangeant, le corps de Sang Min pour se cacher honteusement.

Le cœur serré, l’envie de pleurer après avoir chuté si violemment de leur petit nuage, il s’était éloigné, s’était levé, s’était rhabillé. Pire encore, il se refusait à faire face à cet amant, tant aimé, mais qu’il ne pouvait plus rencontrer encore. Un seul espoir. Celui de ne pas avoir été aperçus, celui que Sang Min ne serait pas en danger parce que lui, ce vétérinaire, ce médecin, s’étaient laissé emporté de manière irrationnelle à l’amour. Au diable la douleur de ses hanches lorsqu’il peinait à mettre de la distance avec le rebelle. Au diable l’envie de s’écrouler et fondre en larme. Il puisait fébrilement dans ses forces pour protéger celui qu’il aimait. Le protéger de lui, des regards, des jugements, les commérages, de l’exécution, du destin funeste qui avait touché son père par le passé.

« Tu devrais t’en aller… Oublier. C’était une erreur. »

Il savait manier les mots pour blesser. Et parce qu’il souffrait en les prononçant, il savait l’impacte qu’ils auraient chez celui qui les recevait. Blanc comme un linge et les yeux rougis par l’envie croissante de pleurer, il restait de dos, suppliait deux opposés. Qu’il parte, pour ne pas risquer d’avantage sa propre vie. Qu’il reste et le serre dans ses bras, qu’il lui jure que les mots prononcés la veille n’étaient pas des chimères et qu’il lui appartiendrait encore. Que la séparation, comme les précédentes, ne soit définitive. Mais qu’il parte, évite les ennuis, ne meurt pas pour l’amour d’une personne ingrate comme lui.


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MessageSujet: Re: [+18] We need to talk || ft. Aran   Jeu 6 Oct - 14:10


We need to talk
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Ne faire plus qu’un avec le vétérinaire. Lui montrer toute l’étendue de ses sentiments. Lui ouvrir entièrement son cœur. Voilà ce que jusqu’à présent je n’avais pas eu l’audace de faire ni même la prétention de penser que ça pourrait arriver, tant Aran était une personne spéciale et dont la carapace est dure à ébranler. Et pourtant. En cet instant, par ses demandes, ses mots et l’absence de résistance, j’avais compris ses sentiments. S’il ne ressentait pas les mêmes choses que moi, rien de tout ça n’aurait été possible. Jamais Aran ne m’aurait laissé le toucher de cette façon. Jamais il ne m’aurait fait de telles demandes. Alors je savourais ce moment unique jusqu’à sa fin. Et même après l’union de nos corps, je n’avais pas envie de savoir que ça pourrait se terminer. Pas maintenant. Restant contre lui, dans ses bras, le serrant dans les miens, je n’avais qu’une envie à présent : rester ainsi et là à jamais. Le garder dans mes bras pour toujours. Je m’étais laissé emporté dans le sommeil, dormant donc près du vétérinaire, ne pensant même pas à la suite, à ce qui pourrait arriver le lendemain, restant dans ce cocon, cette bulle qu’on avait créée ensemble autour de nous. Les conséquences liées à ce moment m’étaient encore étrangères. Mon esprit se laissait bercer par la chaleur de nos corps encore tièdes, serrés l’un contre l’autre, et par le sommeil.

Mais la réalité a cette faculté de briser ces instants particuliers. Nous dire que nous étions toujours à la clinique. Me faire savoir que le soleil se levait, que le monde se réveillait lui aussi. Et surtout ramener à la clinique le premier client du vétérinaire. Réveil brutal que les coups donnés sur la porte. Je sentis Aran se coller plus contre moi, alors que je percevais l’ombre et les pas de l’individu tentant de percevoir une présence quelconque par la fenêtre juste au dessus de nos têtes. Je me dissimulais également, restant dans l’ombre, cachant Aran, voulant seulement que l’individu s’en aille. Je ne craignais pas les représailles, parce que j’avais toujours la faculté de brouiller les pistes et tromper la dictature sur mon cas. Mais Aran n’était pas comme moi à ce niveau là. Et je savais que si je n’avais pas agi de cette façon, et si je ne faisais maintenant encore plus attention, les choses pourraient bien se retourner contre lui. Ne voulant donc pas le savoir blessé, je l’avais protégé du mieux que j’avais pu.

L’individu parti, je sentis le vétérinaire secoué, comme choqué par cette arrivée soudaine. Comment le calmer, le rassurer ? Je m’étais levé juste après lui. J’avais remarqué les marques sur ses hanches. Je le voyais tituber malgré la douleur et je savais que ce qu’il s’était passé cette nuit, ne l’aidait pas. J’avais enfilé déjà mon pantalon et rattachais ma ceinture, avant d’essayer de l’aider à se tenir debout. Mais déjà je remarquais qu’il mettait de la distance, n’osant pas me regarder. Je commençais à me sentir mal. Mal de le voir ainsi se comporter, parce qu’un individu aurait pu être témoin de notre présence dans la clinique et pas dans un état normal. On avait agi contre la dictature oui. Mais c’était loin d’être naturel pour Aran, alors que ça l’était pour moi. Devais-je m’en vouloir finalement ? Le voir mettre de la distance avec ma personne me perdait. Et puis Aran s’exprima. Une erreur… ? M’étais-je trompé ?

Il savait me faire mal. Déjà à se tenir si loin de moi, fuir mon soutien, ne me rendait pas très heureux, mais l’entendre dire que c’était une erreur, que je devrais oublier… Il m’achevait. Je le voyais si mal. J’avais réduis la distance entre lui et moi. Il n’était pas sérieux ? Qu’il me dise qu’il n’était pas sérieux… Que je me sente moins mal.

« … Tu... es sérieux ?... Une… erreur ?... »

J’avais encore fait un pas et avais entamé un geste de la main vers lui pour le mettre face à moi, mais les coups sur la porte me coupèrent dans mon élan.  Je n’avais pas de mot, je ne m’étais jamais sentis de cette façon. J’avais la sensation d’avoir commis quelque chose d’irréparable. De l’avoir brisé, d’avoir brisé quelque chose. Je le regardais une dernière fois, avant de finalement sortir de la clinique, bousculant le client et m’éloignant assez vite.

Quelque part, je n’avais pas envie qu’Aran me voit aussi blessé émotionnellement. Je me sentais plus que coupable. Et même pire que ça. J’avais donné mon cœur, j’avais libéré mes sentiments, pensant finalement qu’il avait fait la même chose… mais ses mots avaient soudainement fait naître le doute en moi, la mauvaise impression d’avoir cru à tord que ce serait pareil pour lui. Et ce n’est que chez moi en ville, que je commençais à croire que je pensais à tord, et qu’Aran avait vraiment laissé exprimer ses vrais sentiments… Comme si au fond de moi, il restait cette mince lueur d’espoir d’avoir vraiment gagné son coeur.

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