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 One more time

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Lee Song Ki

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MessageSujet: One more time   Jeu 18 Juin - 22:41

One more time
Song Ki & Jae Soo
I believed if time passes, everything turns into beauty. If the rain stops, tears clean the scars of memory away ▬ Say Anything - X-JAPAN

Cela faisait un moment que je n'avais pas mis les pieds dans la capitale, ce n'était pas par manque de temps mais par simple question de nécessité. L'air de la ville n'était pas sain, les gens non plus. La campagne était bien plus grande, bien plus vaste, bien plus libre, en ville on ne peut pas s'allonger dans l'herbe sous peine d'être mal vu, si ce n'est pire. Puis à Lapanalda, il y avait cette notion de l'humain et du partage, chose que je n'arrivais pas à retrouver à Dalis. Peut-être que je juge trop vite, après tout c'est vrai, je n'y reste pas bien longtemps. Juste le temps d'aller voir monsieur le politicien. C'est à se demander si je ne passais pas plus de temps dans le bus que dans les rues de la ville, j'éviterai le calcul car je ne suis pas douée pour ça. J'ai toujours détesté calculer et même qu'un jour à l'école on riait de moi car je m'étais trompée sur une équation apparemment simple. C'est l'une des nombreuses raisons qui m'ont fait détester l'école.

J'étais partie tôt dans la matinée pour avoir le premier bus que j'eus failli manquer, en effet j'avais fait demi-tour afin de prendre mon parapluie bleu que j'avais oublié à l'entrée de la maison. Étant donné la chaleur lourde et le ciel il ne valait mieux ne pas prendre de risque, mais finalement se présenter trempée devant le dirigeant était peut-être mieux que de ne pas se présenter tout court … Je réfléchirai à la question une autre fois, car finalement bah je l'ai eu mon bus. Même que ma mère m'avait fait des biscuits au sésame pour la route.
J'avais ma toile posée près de moi, les passagers du bus se disaient des messes basses en lançant des regards à moi et au tableau. C'était un nouveau portrait de notre chef d'état, je lui en faisais un assez régulièrement car ce dernier avait tendance à vite se lasser, mais je ne faisais pas que des portraits de lui bien sûr que non. De sa famille, de ses amis, ou bien même des paysages, il aimait bien mes paysages. J'aimais bien faire des montagnes. Pour ne pas affronter le regard des gens, je me contentai de regarder mes pieds, pendant longtemps. Jusqu'à ce que l'on arrive en fait.

Accrochant mon parapluie à mon poignet, je pris avec attention la toile que je devais ramener au palais. J'espérais aller vite, j'avais faim et c'était bientôt l'heure du repas, j'avais pris quelques pièces pour m'acheter un en-cas sur place, et bien sûr de quoi payer mon bus pour le retour.

Finalement, je passai quasiment toute ma journée sur place. J'avais même pu manger un bon repas en compagnie du Dictateur, il était vraiment courtois et gentil, nous étions bien tombés quand même, on aurait pu avoir un homme horrible en guise de chef d'état. Il m'avait demandé de peindre un endroit de son jardin, ce fut relativement torride à cause de la chaleur étouffante mais j'y suis quand même arrivée, il sembla content. Mais ça m'avait vraiment pris toute mon après-midi, les toiles du dirigeant sont plus grandes que celles que j'utilise chez moi.

Une goutte tomba sur le bout de mon nez, alors que je venais justement de franchir la porte du palais. Une puis deux puis trois … Puis l'averse. Ouvrant rapidement mon parapluie, j'essayais de constater à quel point le ciel était sombre, mais ce n'était pas seulement à cause des nuages non. Il était tard. Je courus jusqu'à mon arrêt de bus en espérant qu'il ne partirait pas sans moi, le sol était couvert de boue, bientôt comme mes jambes mais je m'en fichais, je voulais mon bus.
C'était les lumières de l'arrière de mon bus qui partait au loin dans le flou des rafales de gouttes. J'étais toute seule maintenant. Je restai là, à attendre bêtement, comme si il allait revenir pour moi. Mais bien sûr que non. Me mordillant la lèvre, réalisant tout doucement que je n'allais pas rentrer chez moi, je tentai de me reprendre en main, il devait bien y avoir un hôtel dans le coin …

Mes chaussures étaient imbibées d'eau et de boue et je continuai de marcher à la recherche d'un endroit où dormir, toujours en tenant fermement mon parapluie bleu, aucun hôtel de la rue où je me trouvais ne voulait de moi, par manque d'argent. J'essayai de rester calme, mais mes nerfs ne tiendraient plus très longtemps. J'étais toute seule, dans le noir, dans Dalis.


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MessageSujet: Re: One more time   Ven 19 Juin - 2:29





One more time
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Je ne sais pas ce qui m’avait prit de vouloir sortir de chez moi par ce temps pluvieux, mais je devinais n’avoir pas le choix si je voulais récupérer ce colis que j’attendais depuis déjà une bonne semaine. Je devais me rendre à Donnan afin de le récupérer, il n’y avait pas de poste ici, à Odvara, et je m’étais d’ailleurs toujours demandé pourquoi le Gouvernement ne s’était toujours pas décidé à en bâtir une. Sûrement pour une question de sécurité. S’assurer qu’ils puissent avoir le contrôle entier sur les habitants de Lansan, sans pour autant devoir se déplacer à des kilomètres. Peu importe, ce qui m’attendait n’avait en rien de suspicieux. Seul un vieux bouquin était emballé et caché à l’intérieur du carton. C’était un livre qui racontait la vie du dictateur, depuis son enfance, quel genre de gamin il était, comment et pourquoi il a du prendre la relève. Quel genre d’homme il est devenu, mais aussi, le livre relatait les idéaux de cette dictature. Bien entendu ce livre avait été écrit sous l’accord du dictateur, lui-même. Il avait accepté de faire partager son histoire aux habitants de Lansan, en se faisant interviewer par l’auteur et en ayant la permission de publier certains de ses portraits, et même pour un certain temps, avoir eut la possibilité de vivre parmi eux. Bien sûre l’auteur en question n’avait fait que valoriser la dictature et aduler cet homme. Quiconque qui se permettait d’écrire ne serait-ce le moindre mot qui la dénigrerait se verrait enfermé à jamais, ou pire. Mais ça personne ne le savait, à cette époque.  

Il me fallait absolument ce bouquin entre les mains afin de pouvoir étudier méticuleusement comment la dictature avait été mise en place, ce qui le poussait à suivre ces descendants dans  cette folie et pleins d’autres mystères encore.

Alors que je pressais le pas en direction du centre, bien loin des habitations, j’attrapais de justesse le bus qui m’y conduira, en chemin je réfléchissais à la suite de mon tome. Cela faisait déjà plus d’un mois que mon livre avait été mis en vente, et il avait rencontré, à ma grande surprise un franc succès. Les ventes ne cessaient d’augmenter, et la maison d’édition n’en était plus que ravie. J’étais satisfait de voir que mon imagination débordante leur plaisait, mais je n’étais pas certain que les Lansanais en comprenaient le sens réel et caché. Il me fallait creuser encore un peu plus afin d’espérer éveiller quelques âmes.

La pluie continuait de couler à flot sans jamais vouloir cesser, les gros nuages gris dans le ciel  venaient formaient une grosse couche grisâtre, bien triste qui recouvrait à présent entièrement Lansan. Jamais il n’avait autant plu depuis le début de la semaine. Alors que j’ouvris mon parapluie bleu en descendant du bus, j’avançais lentement en direction d’un autre arrêt qui puisse me conduire directement à Donnan. Il était tard et je me demandais si finalement cela était une bonne idée de partir maintenant. Peut être que je pourrais essayer de demander à Jae Han de récupérer le paquet pour moi et de me le transmettre lorsqu’il reviendra à Odvara. C’était une idée plus sage, oui. Alors que le prochain bus passerait dans une demi-heure, il n’était pas question que je reste à attendre sagement sous la pluie, trempé jusqu’au os. Il me fallait trouver un endroit où m’abritais et tuer le temps.

Ayant repéré une boutique je courus à grande vitesse essayant d’éviter les grosses flaques d’eau dessinées sur ce par terre boueux, même si cela ne servait en réalité à pas grand-chose puisque mes pieds étaient déjà congelés. Alors que je pressais finalement le pas, la pluie mélangée au vent, s’abattait en ma direction, venant cogner très fort contre mon parapluie que je forçais à garder devant moi afin de me protéger de la tempête de pluie. Ne parvenant plus à apercevoir devant moi il ne me fallut pas longtemps avant de heurter quelqu’un. Le choc avait été rude et je me demandais même si je n’avais pas fait renverser cette pauvre personne qui n’avait rien demandé. Je lève alors mon parapluie malgré le joli massacre que cette averse m’offrait et découvre avec surprise le dos d’une jeune femme, frêle sous l’averse. À cause de ma maladresse son parapluie s’était retrouvé sur le sol.  

« Veuillez m’excuser. Je suis navré, je ne vous ai pas vu. »

Je m’étais incliné plusieurs fois de suite avant de m’emparer de son parapluie et de le lui tendre. Quel inconscient faisais-je. J’aurai pu provoquer un accident grave.  
  


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MessageSujet: Re: One more time   Ven 19 Juin - 9:11

One more time
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In the rain, I'm calling you dear. Find the way, can't you see me standind right here ? ▬ I.V. - X-JAPAN

Vous connaissez ce sentiment de panique ? Quand vous pensez être au bout du rouleau, que vous tremblez comme une feuille et que vous avez envie de pleurer ? C'était exactement mon état actuel. Dans ces moments là, on en veut au monde entier, même au Dictateur. Après tout, si il ne m'avait pas retenu pour que je lui peigne ses jardins, j'aurai pu avoir mon bus et donc rentrer chez moi. Mais mon bus aurait pu m'attendre tout de même, le chauffeur me voyait relativement souvent et il devait bien se douter que je ne comptais pas rester une éternité sur place. Je voulais mon chez-moi, mes parents devaient être morts d'inquiétude, déjà qu'ils en sont malades quand je leur annonce que je pars en ville, là je ne vous en parle même pas. Et le pire dans tout ça, c'est qu'ils ne pouvaient rien faire.

La pluie donnait l'impression que l'on me versait un seau d'eau infiniment plein dessus, j'étais bien contente d'avoir pris mon parapluie en tout cas, vous voyez que j'ai de bonnes idées parfois et que je ne suis pas tête en l'air. Il avait beau faire lourd, la combinaison du vent et de la pluie était glaciale et certainement que mes mains, mon visage, mes pieds et mes jambes devaient être rouge pivoine. La fièvre me trouvera bien sympathique d'ici peu de temps. En plus demain mes vêtements seront encore tout mouillés, même si je venais à trouver un hôtel qui voudrait bien de moi. J'en veux à Dalis. J'avais parlé qu'à Lapanalda il y avait la notion de l'humain et du partage, je parlais bien évidement aussi de l'entraide, là-bas personne ne me laisserait dans un tel état, tout le monde m'auraient proposé au moins de m'abriter le temps que le temps se calme. Ici, les gens n'étaient pas comme ça, ou bien alors ils n'étaient comme ça qu'entre eux. Comme si nous, campagnards, nous étions différents. Mais bon, dans le fond ça ne servait à rien d'en vouloir au monde entier, c'était ma faute, c'est moi qui ai raté mon bus et puis, même si je me plains, ça ne changera pas ma situation. Je suis là, trempée, toute seule, sous la pluie, au soir.
Il valait mieux que je continue de chercher, peut-être qu'un hôtel pas trop cher voudra bien de moi, encore fallait-il le trouver cet hôtel, sans se perdre. Je ne connaissais pas Dalis plus que ça, je connaissais les axes principaux mais à force de chercher he bien, on s'en éloigne doucement. J'avais peur. Et puis, il y avait cette accumulation de faits qui a fini par réussir à me faire craquer. Je pleurai silencieusement au beau milieu d'une rue, c'était la première fois que ça m'arrivait, de pleurer en public -bien qu'il n'y ait personne. Ca va, avec la pluie ça ne se verra pas, j'avais déjà le visage tout mouillé, comme tout mon corps.

Je marchais doucement, à mon rythme bien que j'étais totalement frigorifiée, en reniflant, cherchant désespérément une place à l'abri. Je m'étais faite une raison, je dormirai dehors ce soir, ça ne servait à rien de se forcer à chercher un hôtel qui me renverra d'où je viens par manque d'argent. Quoi que j'aimerais bien qu'on me renvoie d'où je viens, de mon chez-moi.
Il y avait une petite niche où se situait la façade d'une boutique, elle ne semblait pas trop être inondée et était protégée du vent, j'irai là en attendant. Je m'avançai doucement vers cet endroit lorsqu'une force vint me percuter dans mon dos et me projeter contre le mur, heureusement qu'il était là, sinon j'étais bonne à finir dans la boue. Heureusement que j'avais eu le réflexe de tout de suite mettre mes mains vers l'avant, sous peine de me le manger aussi. Je restai contre ce mur un instant, essuyant mes yeux qui se retenaient de pleurer encore une fois, je t'ai fait quoi Dalis ? Pourquoi est-ce que tu t'acharnes sur moi ? Je ne t'ai rien fait ! Laisse-moi partir ! J'avais l'impression qu'un bélier m'avait foncé dans le dos, je pouvais ressentir une certaine douleur en plein milieu. Qui m'avait fait ça ? Et pourquoi ? J'avais beau me redresser, je n'osais pas tout de suite me retourner. J'avoue être assez effrayée, j'en tremblais, en plus du froid et de la pluie qui tombait, à présent, directement sur moi.

Ses excuses, tout du moins sa voix, me rappelait quelqu'un ce qui m'encouragea à me retourner doucement. Lorsqu'il s'inclinait, je ne voyais pas vraiment à qui j'avais affaire mais dès qu'il me tint mon parapluie, je le reconnus tout de suite. Reprenant mon bien avant de l'ouvrir pour me protéger -bien que j'étais tout de même trempée jusqu'aux os- je regardai ensuite le grand brun. Je me sentais stupide, pourquoi fallait-il qu'il ne me voit que dans des situations délicates ?

« Merci, Jae Soo. », baissant la tête, honteuse encore une fois.

Pourquoi dire merci ? Il m'avait ramassé mon parapluie, un « ce n'est pas grave » aurait été beaucoup plus adéquat je vous l'accorde. Confuse et bête, telle est ce que je suis.
Si ça se trouve il ne m'avait même pas reconnu, souvent les gens m'oubliaient alors que moi je retenais tous les visages. Beaucoup de gens peuvent nous marquer et à l'inverse, être invisible aux yeux de tous, ce qui était mon cas.


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MessageSujet: Re: One more time   Sam 25 Juil - 23:22





One more time
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Cette voix m’était familière, je l’avais déjà entendu quelque part mais je ne me rappelais plus où. C’était étrange, j’avais la sensation de la connaître, mais je ne me rappelais plus à qui elle appartenait. Contrairement à cette personne, qui elle, semblait parfaitement me reconnaître. Je ne tardais pas plus et levais la tête en direction de la victime. Et ce fut à ma grande surprise que je la reconnu de suite. Elle n’avait pas tellement changé depuis notre derrière rencontre. Nous nous étions perdus de vue depuis la fin de nos études, je ne savais même pas ce qu’elle était devenue. Je me rappelle encore même la première fois que nous nous sommes rencontrés. Alors que des imbéciles sans cervelle la suivaient et essayaient de profiter de la jeune innocente, je passais dans le coin et tombais nez à nez face à la meute. Je n’avais jamais rencontré ce genre de situation, et croyez-moi il m’a fallut bien du courage pour faire face à ces trois abrutis beaucoup plus robustes que moi. Deux d’entre eux la tenaient fermement de chaque côté de ses poignets alors que l’autre en avait profité pour se rapprocher d’elle. Je ne voulais même pas imaginer ce qu’ils s’apprêtaient à lui faire subir, savoir que leur intention était malsaine avait suffit pour me faire réagir sans penser plus longtemps aux conséquences.

Je m’étais alors débrouillé du mieux que je pouvais, m’emparant de plusieurs sacs de poubelles assez remplis pour ensuite courir en leur direction et les jeter sur les deux abrutis finis, pour ensuite foutre avec courage mon poing dans la figure du troisième. Sans plus tarder j’avais attrapais sa main et nous avons couru, couru et couru, encore et encore sans jamais nous retourner. J’étais resté concentrer sur la route afin de nous conduire à un endroit sure. J’avais espérer de tout cœur qu’ils ne nous suivent pas, ou alors s’en aurait été fini de nous. Par chance ils ne l’avaient pas fait. Je me souviens encore de l’incroyable adrénaline qui avait parcourut mon corps entier, et après avoir retrouvé mon réel moi, je n’en revenais pas de ce que je venais de faire, mes mains et mes jambes en tremblaient même. Je m’étais appuyé de dos contre le mur afin de reprendre avec difficulté ma respiration. À partir de ce jour nous sommes devenus proches, mais je ne me rappelle plus comment nous nous sommes quittés.

Alors bien sûre que je me rappelle encore de la petite Song Ki. Comment pourrais-je oublier sa douceur, sa fragilité, et son innocence. Je l’avais porté sous mon aile, j’avais décidé de la protéger parce que je ne pouvais supporter de la voir aussi fragile parmi toutes ses épines. Pas elle. Non.

Alors que je la voyais la tête baissé et certainement embarrassé par la situation, j’ajustais mon parapluie au dessus de ses frêles épaules, je l’abritais sous mon parapluie. J’avais honte, et je devais être encore bien plus embarrassé qu’elle en ce moment. Sous la pluie je lui adressais un sourire timide tout en déposant mon regard sur sa personne. Encore une fois le destin a fait que nous devions nous rencontrer dans de drôle de circonstance. Rien que d’y penser cela me faisait sourire.

« Cela fait longtemps, Song Ki. »

Je ne pouvais m’empêcher de la regarder, mes prunelles ne voulaient plus la quitter. Elles l’habitaient entièrement. Je me demandais ce qu’elle faisait ici, par un jour de pluie, loin de chez elle. Et si elle ne semblait pas aussi perdue je ne m’apprêterais certainement pas à lui demander si elle aurait besoin d’aide.

« Comment se fait-il que tu sois ici ? »

Je n’attendais pas sa réponse et décidais d’abord de l’emmener à l’abri, sous un toit,  loin de cette averse.
  


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MessageSujet: Re: One more time   Dim 26 Juil - 19:04

One more time
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Dans les souvenirs la chose la plus importante est ... ▬ Taiyou no Ao – DIR EN GREY

Il n'avait pas vraiment changé, enfin si, c'était devenu un homme, il était grand et plus formé qu'il y a six ou sept ans, ses traits étaient plus masculins, plus affirmés sans pour autant sembler sévère. Je me trompais peut-être à cause de la pluie, mais maman m'a toujours dit que les premières impressions sont toujours les bonnes et maman a toujours raison. Il avait de la chance, est-ce que j'avais changé moi à part mes cheveux ayant un peu poussés ? Non, même pas ma poitrine. Je me rappellerai toujours du fait qu'à l'école les filles se moquaient souvent de moi à cause de ça, alors qu'elles n'étaient pas vraiment mieux fournies que moi mais dès qu'elles avaient l'occasion de rire de ma personne, elles le faisaient. C'était méchant. Mais il n'y avait pas que les filles qui étaient méchantes, il y avait les garçons aussi, sauf Jae Soo en fait. Même les garçons de deux classes au dessus de la mienne me malmenaient, surtout ces trois garçons dont je ne savais même pas leurs prénoms qui souhaitaient m'humilier. Jae Soo fut ce héro qui me sauva de leurs griffes, on avait couru très loin ensemble, j'en avais même perdu une sandale mais le principal c'est que nous soyons indemnes lui et moi. La reconnaissance était le seul mot me venant à l'esprit lorsque j'entendais son nom ou visualisais son visage, la gentillesse aussi. A l'école ça s'était un peu arrangé après, du moins jusqu'à ce qu'il finisse l'école. Il était un peu plus vieux que moi et c'est suite à ça que nos relations se sont stoppées, et que l'école redevenait mon calvaire quotidien. Personne n'aimait l'école cela va de soi, mais tout le monde aimait y aller pour y voir ses copains et ses copines. Tout le monde aimait aller voir ses copains et copines, mais personne n'aimait se faire martyriser. Retrouver son visage en face du mien fit remonter un tas de souvenirs, ma poitrine se resserra davantage, non uniquement à cause de la peur mais aussi à cause de la peine qui vivait en moi depuis dès années maintenant.

L'idée qu'un simple geste même non-tactile puisse jouer sur notre mental était une idée folle, mais ce sourire ne me fit que du bien, comme si tout ce froid qui avait pris possession de mon corps avait laissé place à une chaleur douce, comme si le mécanisme de mon cœur s'était mis à refonctionner, comme si le je savais qu'à présent tout allait s'arranger. Quand il était là, je n'étais plus une proie ou une victime, j'étais une femme chanceuse, une femme chanceuse face à son héro, son sauveur. Je croyais au destin, et le destin me l'avait envoyé, il était mon ange gardien. Je n'arrivais qu'à hocher bêtement la tête, les lèvres pincées et les yeux remplis de larmes qui étaient mille fois plus nombreuses que ces gouttes d'eau qui martelaient le parapluie de l'homme en face de moi.
Sa voix avait changé, une voix d'homme, une vraie. A l'époque ce dernier avait encore une voix incertaine, pouvant partir tout d'un coup là haut dans les aigus, je me rappelle avoir eu tendance à sourire durant ces moments là, alors que ce n'était pas drôle, surtout pour lui.

Ce n'était pas un bras qui se posait sur mes épaules trempées, c'était une aile, une aile blanche et majestueuse, douillette, rassurante. Il m'emmenait. Où ? Qu'importe, ce sera en lieu sûr.
La sensation de mes chaussures noyées sur le sol n'était que désagréable, marcher pied nu ou ainsi était exactement la même chose, mais c'était bientôt fini, il était là.

« Je … j-je devais ramener ma nouvelle toile au dictateur ... », rapprochant ma main de ma bouche afin de tousser, je me sentais bonne pour la grippe, « je ne pensais pas tomber sur toi … ou bien même sur quelqu'un ... », j'essuyai l'un de mes yeux qui me piquaient. Les larmes montaient autant que la pression redescendait, ça ne servait à rien de tenter de dissimuler mes larmes, la pluie s'en chargeait déjà, ça montrait juste que j'étais faible.

Le ciel continuait de gronder au dessus du parapluie bleu, il avait beau être de plus en plus noir, il était de moins en moins menaçant au plus je faisais de pas au côté de Soo. J'avais honte encore une fois qu'il me vienne en aide comme ça, la pitié était le seul sentiment qu'il devait ressentir à mon égard. Je n'étais pas une amie, juste un poids, comme pour beaucoup de personne d'ailleurs. J'abusais sans le vouloir de la gentillesse de ce garçon, j'abusais de beaucoup trop de choses de toute façon, j'étais un poids pour tout le monde et même pour mon fiancé. Nos fiançailles n'étaient que pour le papier, seulement il risquait d'être déçu. Certes je n'étais pas très intelligente et était habituée depuis toujours aux tâches ménagères, je ne savais rien faire d'autre et je lui en demanderai beaucoup car je suis justement trop bête pour le faire et encore une fois, je serai un poids.
Le ciel continuait de gronder au dessus du parapluie bleu, mais nous continuions d'avancer, jusqu'à un grand flash suivi d'un énorme grondement, la peur se blottit contre la bienveillance.


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MessageSujet: Re: One more time   Lun 27 Juil - 16:32





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Sa voix avait tremblé. Je me sentais coupable, Song Ki était à présent trempée de la tête au pied, et tout ça par ma faute. Je me mordais légèrement la lèvre inférieure en repensant à ce qu’elle venait de me dire. Une grimace se dessina sur mon visage dégoulinant par la pluie alors que je me répétais encore ses mots. Était-elle proche du dictateur ? Ou bien était-ce simplement un pur cadeau qu’elle avait décidé de lui offrir ? Je devinais qu’elle devait certainement ignoré pour la lettre et le mouvement des Rebelles. À vrai dire cela fait longtemps que je n’ai plus eu de nouvelle de la petite Song Ki, je ne sais même pas ce qu’elle est devenue, et ce qu’elle fait à présent. Mais elle semblait perdue parmi cette foule et sous cette horrible averse qui ne semblait vouloir cesser.

Je soupirai un instant, réfléchissant, elle ne pouvait pas se rendre dans cet état là jusqu’au Palais, je ne sais même pas si on l’accepterait dans ces conditions. Et puis, à cause de l’humidité je me demandais si sa toile restait encore intacte. Il fallait peut être qu’elle y jette un œil avant de reprendre la route ? Enfin, après que la pluie aura cessé, et peut être était-ce plus convenable de partir demain matin. À cette heure-ci je doutais que le dictateur puisse recevoir du monde.  Et quant à moi, il valait mieux que j’y retourne demain.

Abrité sous le parapluie nous avancions en silence en direction d'un commerce de restauration que je repérai vite fait. Je l’entraînais à l’intérieur alors qu’elle semblait frigorifiée. Pourvu qu’elle n’attrape pas un rhume. À l’intérieur la pièce était éclairée, propre, bombée d’inconnus qui cherchaient eux aussi à se réchauffer, à attendre impatiemment que la pluie cesse avant de retourner à leurs occupations.

J’essayais de trouver une table de libre, mais il semblait que toutes celles du rez-de-chaussée soient occupées, j’entraînais donc Song Ki à l’étage, l’attrapant par le bras. Les hommes commençaient déjà à boire, tandis que les femmes, elles, papotaient entre elles, certainement en train de commérer, comme à leurs habitudes. Lansan me fatiguait, alors même que j’y avais vécus et grandis jusqu’à maintenant, je me lassais de cette vie. Je voulais partir à la découverte d’autres horizons, voir de mes propres yeux ce qui a été inscrit dans la lettre. Je voulais voir à quoi ressembler les terres par-dessus nos frontières. Le mot « liberté » brûlé autour de mes lèvres, je voulais la toucher du bout de mes doigts, la ressentir en moi, la vivre pleinement. Mais comment ? Est-ce que Lansan finira t-il par voir les beaux jours ? Je l’espérai de tout cœur en tout cas.

Alors que nous montions les marches, je repérais du coin de l’œil une table pour deux personnes, je hâtais le pas afin qu’on ne nous la pique pas avant.  Je laissais d’abord Song Ki s’installer avant de m’asseoir à mon tour. Je lâchais de nouveau un soupir puis m’adressa à un serveur qui passait par chance.

« Deux soupes aux légumes et à la viande de bœuf s’il vous plaît. »

Je me tournais de nouveau devant la jeune femme.

« J’espère que tu as faim. Ce n’est peut être pas l’heure de souper, mais après cette averse que tu t’es prise, il vaudrait mieux que tu te ressources avec quelque chose de plus chaud. » Je me tu un instant. « Je ne veux pas que tu attrapes froid. »

Je me fichais pas mal de payer la note, après tout c’est moi qui l’avais forcé à entrer ici.  Mais j’allais certainement me faire passer un savon demain. Tant pi, pour l’instant j’avais bien d’autres occupations. Je ne pouvais pas laisser Song Ki seule dans cette immense ville, et puis je reconnaissais être curieux à son sujet. Encore une fois je me surpris à vouloir prendre soin d’elle, la protéger, comme si le monde en bas de ses pieds était totalement nuisible. Jae Soo tu dois être complètement fou, m’alertait une petite voix dans mon crâne. Mais c’était plus fort que moi, je ne pouvais pas l’ignorer, jamais je ne pourrai. Je devais m'assurer qu'elle aille bien avant de la quitter. Peut être était-ce parce que je voyais en elle une certaine petite sœur que je n’ai jamais eu. Oui ce devait être ça, car je ne voyais pas d'autres réponses.


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MessageSujet: Re: One more time   Mer 5 Aoû - 17:31

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A peine je fus entraînée dans ce lieu plein de lumière, de monde et de chaleur, à peine je sentis un frisson traverser tout mon corps, ce choc thermique ne sera pas à mon avantage et je me voyais déjà finir dans mon lit pendant plusieurs jours. J'avais beau être une fille de la campagne, je n'étais pas très résistante et je tombais assez souvent malade, du moins, moins souvent que lorsque j'étais à l'école. Combien de fois ai-je simulé une maladie pour ne pas subir la méchanceté des gens ? Je préférais être dans ma chambre, à m'imaginer un tas d'histoires, à m'amuser toute seule plutôt que de vivre le calvaire de l'école, même que des fois je faisais exprès de tomber malade, faisant mine de rater mon bus les jours de pluie pour rentrer à pied. Mes parents n'y ont toujours vu que du feu ou alors ils étaient vachement sympas. J'ai la santé fragile et certainement que demain, je serai fébrile.
Qui était la seule personne trempée dans tout ce beau monde ? Moi bien sûr, je me sentais bête, presque honteuse, intérieurement ils devaient se moquer de moi mais le pire est que ce n'était pas vraiment ma faute …
Nous montâmes, Soo et moi, puis nous installâmes à une petite table pas très loin d'une cheminée, la plupart des parties de mon corps ne répondaient plus à l'appel, j'étais engourdie de partout et je tremblais sans pouvoir m'arrêter. Profitant d'avoir un toit au dessus de nous, j'observais mon sauveur, j'avais raison, il n'avait pas vraiment changé si ce n'est en carrure. Cela me fit légèrement sourire, le voyant toujours adolescent, ça me faisait plaisir de le revoir à vrai dire. Mais mon sourire disparut rapidement, lorsqu'il commanda deux soupes. Je n'avais pas suffisamment d'argent pour me payer un hôtel, ni même un restaurant, baissant les yeux, mes tremblements disparaissaient doucement grâce au feu de cheminée, mais ce n'est pas ça qui me fera gagner de l'argent.

« Jae Soo … je n'ai pas de quoi me payer une soupe ... », j'éternuai avant de tousser. J'étais sûre qu'en plus les restaurateurs profitaient de l'averse pour augmenter leurs prix, ces profiteurs.

La nourriture arriva peu de temps après, ça sentait terriblement bon et la chaleur aussi proche de mon visage semblait réveiller mes nerfs. Hésitant un moment en regardant plusieurs fois le brun m'ayant emmené ici, je finis par me décider à manger, gênée certes mais qu'est-ce que ça pouvait faire du bien. Comme si la chaleur prenait petit à petit possession de mon corps, en plus de celle exerçait par la cheminée. Certes, cette soupe ne valait pas celle de maman mais elle ne fit pas long feu pour autant, son intégralité était à présent logée dans mon estomac. Je rougis un peu, gênée.

« J-je te rembourserai … ou tu viendras à la ferme de mes parents, on t'offrira des légumes. », je ne pouvais pas me permettre de garder une dette, surtout envers lui, il en faisait assez pour moi et un merci ne vaut malheureusement pas l'argent.

Qu'est-ce qu'on allait bien pouvoir se dire désormais ? Je n'allais pas encore l'ennuyer avec mes problèmes, lui dire que je n'avais pas de logement pour ce soir n'allait qu'augmenter la pitié qu'il avait envers moi et je ne voulais plus de pitié, je voulais prouver à lui comme au monde entier que je pouvais me débrouiller seule à présent, que j'étais une grande fille, plus cette pauvre martyre à l'école. Je toussai une nouvelle fois, j'allais être malade, c'est une évidence. Je relevai la tête vers lui, le regardant à nouveau.

« Qu'est-ce que tu es devenu depuis l'école dis-moi ? », je laissai un temps avant de reprendre, « Nous ne nous sommes pas revus depuis que tu es parti. »


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MessageSujet: Re: One more time   Dim 25 Oct - 23:44





One more time
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Nous étions confortablement installés et j’avais commandé de quoi nous réchauffer et assouvir notre faim, enfin quoi que je n’étais pas certain que Song Ki ait faim, moi non plus en fait, c’était surtout pour attendre que le temps se calme dehors, que la pluie cesse, mais aussi parce que cela avait fait longtemps que je ne l’avais vu. Alors que je l’observais en silence, curieux après de longues années sans nous être revus, Song Ki s’était exprimée en m’adressant qu’elle n’avait de quoi même se payer une soupe, ses mots s’étouffaient dans son éternuement et la toux qui la prenaient petit à petit, dû à l’averse qu’elle s’était prise un peu plus tôt. Nous étions restés silencieux un bref instant, le temps qu’on nous apporte nos plats. Je remerciais la serveuse et nous pouvions commencer à apprécier les bols de légumes qui se présentaient sous nos yeux. Song Ki avait l’air beaucoup plus émerveillée si je puis penser, comparé à moi, et cela était mignon à observer, on aurait dit une enfant. Je ne pus m’empêcher d’esquisser un sourire. Bien sûr elle n’avait rien à payer, puisque j’étais celui qui l’avait invité, cela était donc normal que je paye la note entière, et puis quel gentleman laisserait une femme payer ? Pas moi en tout cas, ce n’était pas dans mes habitudes.

« Voyons, tu n’as pas à me rembourser Song Ki. Je ne t’ai pas fait venir ici pour t’obliger à t’offrir un met. Je comptais dès le départ te l’offrir. Tu n’as ni non plus l’obligeance de me rembourser quoi que ce soit. Si je l’ai fait c’est bien parce que j’en avais envie. » Suite à ces mots je lui adressais un sourire avant de reprendre, la cuillère à la bouche une patate chaude.

Un silence s’était installé entre nous, de nouveau plus personne n’osa prendre la parole, était-ce du à notre met qui nous faisait oublier l’environnement dans lequel nous étions, ou bien était ce simplement parce que ces retrouvailles si soudaines nous empêchaient de nous exprimer librement ? Comme il a longtemps de cela. C’était frustrant, j’avais la sensation que quelque chose nous bloquait, comme un mur invisible qui nous empêchait de retrouver cette proximité créée autrefois. Finalement ce fut elle. Song Ki. Elle s’était décidée à se lancer la première, à s’intéresser à mon présent. Ce que j’étais devenu aujourd’hui ? Devais-je lui évoquer les Rebelles ? Non, c’était à éviter. Alors peut être devrais-je lui parler de mes romans ? Cela me semblait être une meilleure idée. Peut être aussi, devrais-je lui évoquer mon mariage, celui qui avait lamentablement échoué à cause de moi ? Non, mauvaise idée.

« Et bien … » Je déposais délicatement ma cuillère sur le rebord du bol en porcelaine d’un joli rose clair, à la limite du saumon et la regardai droit dans les yeux avant de reprendre. « Je suis écrivain. J’aime écrire, laissez cours à mon imagination. Mon livre vient tout juste de sortir, enfin, cela fait maintenant un mois. »  Je réfléchis un instant avant de reprendre hésitant. « Et … je suis marié. » Après ces mots je me tu. Je saisis de nouveau entre mes doigts ma cuillère et bus une gorgée de ce liquide transparent. « Et toi ? Qu’es-tu devenue après tout ce temps ? As-tu emménagé ici ?» J’étais assez curieux à son sujet, je me demandais ce que cette fleur si frêle à l’époque était à présent devenue.


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MessageSujet: Re: One more time   Jeu 10 Déc - 13:56

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En plus e mon frère, Jae Soo manquait aussi à ma vie actuelle, sa gentillesse, sa protection, l'assurance que je n'aurais jamais. Il était un peu comme mon deuxième grand-frère et, paradoxalement, je le connaissais davantage que celui avec lequel je partageais ce lien de sang, il m'avait plus couvé que lui, avait été plus présent. J'aurais bien aimé ne pas avoir à me casser la tête à partir à la recherche de mon grand frère et me dire qu'il était tout simplement en face de moi, en train de boire ce bouillon, oui, j'aurais préféré cela. Je hochai la tête fébrilement, le rose aux joues pour acquiescer ce qu'il venait de me dire. « Merci, Jae Soo. », je le regardai brièvement avant de me concentrer une nouvelle fois sur mon repas, je constatai par la même occasion qu'il s'agissait de mon premier repas hors de chez moi ou au Palais, je n'avais même pas encore partagé un dîner avec mon fiancé … Une moue se dessina sur mon visage, ça me décevait quelque peu, j'appréhendais tellement, j'appréhendais l'idée de ne jamais être complètement heureuse, un tas de questions me traversait l'esprit : est-ce qu'il s'occupera bien de moi ? Prendra-t-il du temps pour moi ? Finira-t-il par m'aimer ? Oui, surtout cette dernière question. Je n'étais pas des plus jolies, n'étais pas des plus intelligentes ni des plus futées, je savais cependant faire la cuisine et m'occuper d'une maison, je n'étais pas intéressante et bien que Jin Kyung soit gentil avec moi, je ressens ce blocage, se rend-il compte ? De toute façon, je n'avais pas mon mot à dire.

Je relevai la tête vers son visage lorsqu'il s'apprêtait à me raconter sa vie actuelle, j'en souris. Ecrivain, quel beau métier. Bien plus réfléchi que le mien, il fallait être intelligent pour écrire, peindre nous nous servons juste de nos mains. J'étais cependant heureuse de savoir qu'il fasse ce qu'il aime, c'était la chose la plus importante. Et puis il était marié ! Mon visage s'illumina davantage, c'était une grande nouvelle, cette image lui allait si bien, depuis toujours je l'imaginais père de famille, éduquant de la façon la plus parfaite ses enfants. Sa femme devait être la plus heureuse de toutes, elle était avec un homme dont la gentillesse était des plus extraordinaires, je ne l'enviais en aucun cas et, j'avais beau ne pas la connaître, j'étais aussi heureuse pour elle. « Je ne le savais pas, c'est une grande nouvelle félicitation ! », je lui souris.
Je bus un peu de mon bouillon avant de me lancer dans le récit de ma vie, je n'étais pas bien bonne pour raconter des histoires et je n'aimais pas vraiment raconter ma vie, même à mes proches, même à Jae Soo. Je rougis un peu tout en observant le reflet d'une tâche pâle dans mon met, les mains posées contre le bol de porcelaine pour y capter la chaleur. « Moi, je vis toujours chez mes parents, à Lapanalda. », cela me rappela que je devais les prévenir, « et je suis peintre, et je peins pour Monsieur le Dictateur ... », je lui souris un peu, moi aussi j'aime ce que je fais. « C'est pour ça que je suis ici, je devais lui rapporter un de mes derniers tableaux sauf que ça a traîné et que maintenant je suis coincée ici pour ce soir ... », je rougis, me sentant extrêmement bête et nulle, puis repris un peu de bouillon comme pour marquer un temps. « Ha et … je suis fiancée ... », je repris une nouvelle fois du bouillon avant de bien poser mon dos contre le dossier et de regarder mes mains, ces mains qui ne seront jamais tenues de façon sincère, ces mains qui resteront toujours froides. Cela semblait stupide mais, le fait de penser à mes fiançailles rendait l'idée de dormir dehors ce soir si secondaire, j'étais stupide de toute façon. He bien ce soir, je dormirai dans le parc, dans le parc dans lequel je me baladerai une fois mariée, une fois mariée mais seule, seule parce que je ne suis rien. « Tout ce que j'espère, Jae Soo, c'est que tu sois heureux car c'est ce que tu mérites ... », ma toux reprit et je détournai mon visage du sien, en direction d'autres tables qui riaient.


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MessageSujet: Re: One more time   Dim 14 Fév - 22:49





One more time
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Je n’appréciais parler de ma vie, déballer tout sujet me concernant, aussi bien le passé que le présent, c’était devenu une habitude depuis que je suis écrivain. Je ne parlais plus de moi, simplement de mes écrits. Je n’y voyais pas vraiment l’intérêt en réalité, que pouvais-je bien dire d’intéressant me concernant si ce n’est que j’avais rejoins il y a longtemps de cela, les Rebels, et que mon mariage était d’un échec total. Non, il n’y avait vraiment rien d’intéressant à partager à Song Ki. D’ailleurs, le mot félicitation qu’elle venait tout juste à l’instant de prononcer même, ne me procura en réalité aucune sensation, aucun bien fait. À la place seul un vide se creusait dans mon cœur, mais il était inutile de le lui confier. Une simple gorgée d’eau pour éviter tout malentendu fut la meilleure solution.  

Forte chance pour moi, elle ne chercha pas à vouloir en savoir d’avantage et s’attarda à me parler de sa situation. Alors que je l’écoutais attentivement dans son récit, je ne pus m’empêcher d’écarquiller légèrement les yeux lorsqu’elle évoqua cet homme. Mes doigts s’étaient resserrés légèrement contre le gobelet que je tenais à présent fermement dans ma main. Je le déposais calmement sur la table et mes yeux se posèrent sur la jeune femme qui sembla à présent couverte de gêne.  Pourquoi ? Song Ki était-elle liée au dictateur ? Que c’était-il passé après toutes ces années écoulées ? Je n’avais eu aucun vent de la petite Song Ki après mon départ, il se pouvait parfaitement à présent qu’elle soit liée à cet homme ? Comment ? Pourquoi ?

Je fronçais des sourcils alors que je réfléchissais longuement à tout ce qu’elle venait de m’annoncer en l’espace de quelques secondes seulement. Alors que je me perdais dans mes songes, elle m’annonça une toute autre nouvelle qui me fit m’arrêter de jouer avec mon gobelet depuis un moment déjà. Mes doigts lâchèrent dans un geste précipité la porcelaine et vinrent agripper mes cheveux, les ébouriffant. « Oh vraiment ? C’est une bien grande nouvelle que tu m’annonces là. » Je lui adressais un sourire timide et reprenais. « Et qui est donc l’heureux élu ? Un de nos anciens camarades peut être ? » J’étais sincèrement heureux pour Song Ki, je ne m’attendais pas à ce qu’elle m’annonce cette nouvelle et je fus sur le coup, bien surpris et gêné tout aussi. La petite Song Ki que j’avais connu autrefois avait bien grandie, elle était à présent devenue une femme, et future jeune mariée. C’était agréable à entendre.

« Tu ferais mieux de reprendre la route demain, cela ne va servir à rien de t’y rendre sous cette tempête de pluie … tu ne feras qu’abîmer que plus tes tableaux pour cet homme. Et dieu sait combien il n’aime ce qui est laid. »  Mon visage finit par s’adoucir et je repris. « Je te propose de passer la nuit à la maison. Qu’en penses-tu ? Je suis certain que cela ne dérangera pas Min Ha. Ça nous fera un peu de compagnie ainsi. »  Avais-je répondu suite à ses dernières paroles qui m’étaient adressées.



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MessageSujet: Re: One more time   Mer 16 Mar - 19:19

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Après cette tocade certaine, qui s'était transformé en gêne concernant le mariage de Jae Soo, c'était à mon tour de me sentir mal à l'aise. Pourquoi n'avais-je pas ce don qu'était la prescience ? Cela m'aurait éviter cette conversation. Certes c'était une bien grande nouvelle mais était-ce une bien bonne nouvelle ? J'avais les yeux baissés tandis qu'il me demandait qui allait être mon époux. Je soupirai, à Lansan c'était punissable de dire du mal du mariage, surtout à Dalis, les oreilles de M. le dictateur étaient partout et je ne voulais pas être embêtée, certes j'allais être malheureuse mais au moins je ne finirai pas dans un de ces camps, j'avais toujours peur de faire un seul faux pas et de finir là-bas, la notion du « ça n'arrive qu'aux autres » n'était pas connu chez moi, la preuve : je n'avais toujours pas de nouvelles de mon frère. Quoi qu'il en soit, j'avais relevé la tête, me sentant forcée de sourire pour ne pas l'alarmer, « ho, non non nous n'avons pas été à l'école ensemble … c'est un militaire, Bae Jin Kyung. Il est … gentil. », ha ça oui il était gentil, mais je ne serai qu'une ombre dans sa vie, il ne m'aimera jamais et ça je le savais pertinemment. Je resterai seule chez nous, à Dalis, loin de ma campagne, à lui faire à manger lorsqu'il reviendra, à garder notre chez-nous convenable, et je n'aurai jamais la grande famille dont j'ai toujours rêvé. Je n'arrivais même pas à en rêver, à espérer. Nous voir tous deux caquetant autour d'une tasse de thé était certainement l'image la plus folle qui me venait en tête concernant notre relation, je n'oserai même pas l'imaginer en train de me « rouler une pelle » comme disent certaines personnes, non non, j'allais être seule et malheureuse.

Les paroles de mon ami vinrent me sortir de mes tristes pensées, encore une fois il me proposait son aide et c'était bien trop gentil de sa part, le rose me vint même aux joues. « Ho mais je suis déjà allée au Palais, je n'ai plus mes toiles avec moi. », dis-je en riant timidement, « C'est juste qu'il n'y a plus de bus en direction de Lapanalda. Et je ne veux pas abuser de ta gentillesse Jae Soo, je trouverai bien un moyen ... », il devait bien y avoir des bancs dans Dalis, « par contre j'aimerais prévenir mes parents que tout va bien, ça te dérangerait de me laisser passer un appel de chez toi ? », les pauvres devaient être morts d'inquiétude ...


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