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 I'm lost wihout you | Bayamori

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Âge : 20 ans
Emploi : actrice
Huang Mizui

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MessageSujet: I'm lost wihout you | Bayamori   Dim 17 Mai - 15:49


 
I'm lost wihout you
Mizui & Bayamori
Le tournage n'est pas terminé et je m'efforce de me concentrer pour la scène suivante. Je suis censée jouer la fiancée qui attend désespérément que son époux revienne, lui qui est parti pour défendre le beau pays de Lansan. Le ciel est gris bien qu'il fasse horriblement chaud. Le temps est lourd, annonçant certainement les moissons. Le vent fait voler mes cheveux alors que la chaleur ambiante manque presque de faire coller ma longue robe. Je dois jouer le rôle d'une laitière qui n'a que sa ferme pour vivre, perdue à Lapanalda. Lorsque vient mon tour j'inspire un grand coup et m'avance dans la prairie. Mon but : courir en vain et m'effondrer avant que mon époux n'apparaisse au loin. Ce dernier étant évidemment joué par Bayamori. Sans réfléchir je passe devant la caméra et cours aussi vite que possible, laissant mon pied se coincer dans le sol pour tomber. C'est la deuxième ou troisième fois que l'on tourne cette scène afin d'avoir différents angles et mes genoux souffrent d'embrasser le sol. Stupide métier d'actrice !

Bayamori apparaît au loin, ou du moins ce qui semble être loin, mais il n'a pas le temps de me rejoindre qu'une averse s'abat sur lui. Pour autant nous devons tourner la scène. Ce n'est qu'après l'étreinte entre la laitière et son époux qu'ils se décident à lever le camps. Mais la pluie s'intensifiant et le vent devenant bien plus fort nous ne pouvons rentrer à Dalis. C'est auprès d'une auberge que nous allons tous nous réfugier, à une bonne dizaine de minutes de marche. A peine franchit la porte mes lèvres forment un rond et je cours sans réfléchir dehors, ignorant complètement les appels des autres. De toute manière je suis une actrice capricieuse qui n'en fait qu'à sa tête. Tous le savent. Alors je cours sans réfléchir jusqu'au lieu de tournage où toutes les tentes se dressent encore, intactes. Mes pieds me traînent à l'une bien particulière, celle où se trouvent mes vêtements et divers objets. L'intérieur est humide, presque mouillé. Cette tente ne résistera pas à la pluie, tout comme les autres autour. Une fois retrouvé ce bracelet que j'ai été chercher, je le glisse à mon poignet et quitte les lieux avant que quelque chose ne me renverse.

Sur le chemin du retour je cherche en vain mon chemin. Voilà que je me suis perdue, c'est bien ma vaine ! Je tourne en rond sous la pluie, éternuant de plus en plus fréquemment. J'ai l'impression d'avoir les os trempés. Je serre fort le bracelet autour de mon poignet en espérant trouver le bon chemin. Ce bijoux est le premier que m'a offert Bayamori, le premier ayant eu une réelle signification. Je peux feindre l'ignorance quant à ce que je ressens pour lui, mais je ne peux pas me séparer de ce stupide bijoux. Toutes les tentes dressées pour le tournage peuvent bien voler en l'air, je m'en fiche. Toutes mes affaires peuvent disparaître à jamais, je m'en fiche. Mais pas cet objet. J'avance doucement, les cheveux trempés et les vêtements collants. Je n'ai pas même eu le temps de me changer. La longue robe blanche et beige de laitière me colle à la peau, m'empêchant par moment d'avancer. Mon dos prend appuie contre un arbre. Comment vais-je sortir de là ?

Au loin une silhouette familière apparaît et il me faut un moment pour le reconnaître. Sas réfléchir je me décolle du tronc pour courir près de lui. Dans une réflexion de dernière minute je m'arrête juste devant lui, me retenant difficilement de le prendre dans mes bras. Ji Sang et Son Sil ont bien été clairs : en dehors des lieux de tournages nous devons rester les plus éloignés possible. Je me mords l'intérieur de la joue, énervé de devoir me retenir. Si seulement je n'étais pas fiancée ! C'est alors une tout autre phrase qui dévale mes lèvres, essayant de couvrir le son du vent et de la pluie. « Pourquoi tu es venu ici ? Qu'est-ce qui t'a pris ? Tu vas tomber malade ! » Dit celle qui est trempée jusqu'aux os. Ma main s'accroche à son poignet bien que je voudrais le serrer dans mes bras pour être rassurée. « Tu sais comment retourner à l'auberge ? » Où comment avouer à demi-mot que je me suis perdue et que s'il ne connaît pas le chemin nous risquons d'être plantés ici pour un très long moment.

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MessageSujet: Re: I'm lost wihout you | Bayamori   Lun 20 Juil - 13:10


I'm lost without you
Mizui & Bayamori

Mon coeur battait à tout rompre dans ma poitrine. Encore une fois, j'allais devoir entrer dans le champ, m'arrêter en voyant la demoiselle, puis courir à sa rencontre, courir comme si ma vie en dépendait. Et puis j'allais pouvoir la serrer dans mes bras. Dans cet uniforme qui, je trouve, ne m'allait pas vraiment bien, j'apparais pour la caméra. Presque aussitôt, une pluie battante brouilla ma vision. Peu importait. Personne ne nous avait dit d'arrêter, ou alors je ne l'avais pas entendu. Alors je traversai la prairie, ne voyant qu'elle, Mizui, dans sa longue robe, ses cheveux tombant en cascade sur ses épaules. J'étais dans le personnage autant que j'étais sincère. Cela donnait une valeur ajoutée au film, personne ne me le reprocherait. Je courais et puis je sentis enfin son corps contre le mien. Je la serrai contre moi, donnant l'impression de ne l'avoir plus vue depuis des mois. Au moment où je perdais toute notion de réalité, où j'allais sortir du personnage pour savourer cette étreinte, on mit fin à la scène. Pour faire bonne figure, je souris à ma partenaire. Je détestais ce boulot. Coupez ces caméras et laissez-nous seuls ! C'était ce que j'avais constamment envie de crier.

Je suivis le mouvement général qui nous conduisait vers une auberge du village. Près de moi, la réalisatrice se félicitait des dernières images que nous avions tournées. Elle avait trouvé cela poignant et soulignait le fait que Mizui et moi avions su retranscrire les justes émotions. Tant mieux… Nous arrivions enfin à l'abri. J'entendis des gens appeler soudain le nom de Mizui. Surpris, j'allai me renseigner. Apparemment, elle était partie en courant, retournant là d'où nous venions. Inquiet, j'allai jeter un coup d'oeil par la fenêtre. Effectivement, je pouvais distinguer la longue robe disparaître sur le chemin boueux. Que lui prenait-il ?  Je restai un moment interdit après l'avoir totalement perdue de vue. Avec cette pluie et ce vent… Pourquoi était-elle partie si soudainement ?

Je ne réfléchis pas plus que cela. Sans penser à prendre de quoi nous abriter, je sortis en courant de l'auberge. Derrière moi, j'entendais vaguement l'équipe m'appeler. Il me semblait revivre la scène que nous avions tournée tout à l'heure. Je courais, comme si ma vie en dépendait, espérant qu'au bout de ce chemin je trouverais ma dulcinée. Je ne me souvenais déjà plus très bien de la route à suivre. Si je m'étais concentré dessus au lieu de bavarder avec la réalisatrice tout à l'heure… Trop tard pour les regrets. J'avais beau me fustiger, cela n'y changerait rien. J'avais pris une direction au hasard, me fiant un peu à mon instinct pour le coup. Depuis combien de temps courais-je ?

Soudain, après un virage, je la vis. Enfin. Je ralentis légèrement ma course, me rendant seulement compte de mon essoufflement. Mizui vint à ma rencontre et je ne pus m'empêcher de remarquer dans quel état elle se trouvait. L'eau ruisselait sur son corps, semblant chercher un moyen de la tremper encore plus. Mais c'était impossible, on aurait déjà dit qu'elle avait plongé dans un bain la tête la première. J'ouvris la bouche pour demander de ses nouvelles, mais elle me devança. Je fronçai légèrement les sourcils et retirai ma veste, la posant sur ses épaules. Elle n'était pas tout à fait imperméable, mais au moins elle arrêtait un peu la pluie. Je ne répondis même pas à son inquiétude. Elle était dans un état bien pire que le mien. Du moins c'était ce que je penserais tant que je ne me serais pas vu dans un miroir. Je sentis ses doigts fins entourer mon poignet, ce qui me donna l'impression qu'elle avait besoin que je la rassurasse. Me trompais-je ? « Euh... » Je jetai un coup d'oeil derrière nous. La pluie continuait de s'abattre et formait comme un rideau flou devant mes yeux. « Je crois... » A vrai dire, je ne me souvenais plus du chemin. J'étais confus. Le parfum de ma partenaire ne facilitait en rien ma concentration.

Doucement, je pris sa main dans la mienne et l'entraînai dans la direction opposée à l'auberge. C'était étrange, mais j'avais le sentiment de savoir où j'allais. « Pourquoi tu es partie si soudainement ? » Savait-elle seulement combien je m'étais inquiété ? On entendait de plus en plus d'histoires étranges sur les campagnes… J'avais eu peur pour elle. Et puis cette pluie… « Qu'est-ce que tu aurais fait si je n'étais pas venu ? » Mon ton était lourd de reproches, mais je savais bien que ça ne faisait que cacher pitoyablement mon inquiétude. Elle était trempée et c'était elle qui allait tomber malade si nous restions dehors plus longtemps. Il faisait chaud mais le vent frais sur sa nuque aurait raison d'elle en peu de temps.

Elle s'était perdue et je ne devais pas avoir l'air plus glorieux en suivant un chemin qui nous était inconnu à tous les deux. Je faisais attention aux endroits où elle mettait les pieds, désireux de lui éviter une mauvaise chute. Le paysage, bien que flou, m'apparaissait de plus en plus familier. J'étais pourtant sûr de n'être jamais venu auparavant… C'était là. Je m'arrêtai et regardai, sur le bord du chemin, le bosquet en forme d'oeuf. Les branchages et les buissons formaient un abri, une sorte de cocon. On pouvait voir très nettement que le sol était sec là-dessous. J'y entraînai Mizui sans hésiter, décidant que je me poserais des questions plus tard. Pour l'instant, elle devait échapper à cette averse. « On va rester là jusqu'à ce que ça se calme. Est-ce que ça va ? » Je m'assis sur le sol à côté d'elle, scrutant son beau visage.

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MessageSujet: Re: I'm lost wihout you | Bayamori   Mar 4 Aoû - 5:44


 
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Mizui & Bayamori
Sans répondre immédiatement à mes interrogations Bayamori retire sa veste pour la poser sur mes épaules. Tout en la serrant contre moi je suis partagée entre mon inquiétude pour la pluie qui va s'abattre sur lui et mon cœur réchauffé par cette attention. Peu importe combien je déteste cette pluie battante, à ce moment précis elle permet de flouter mes joues rougies. Voyant qu'il ne répondra pas à mes remarques sur sa venue ici, j'espère qu'il connaît le chemin pour retourner à l'auberge. Son hésitation et les deux petits mots qui suivent ne me rassurent pas quant à son sens de l'orientation. Le mien étant encore plus pitoyable je me demande très sérieusement comment nous allons réussir à ne pas attraper une pneumonie ou pire encore. Il ne manquerait plus que l'acteur tombe sévèrement malade par ma faute. Inconsciemment ma main se porte à mon poignet pour s'enrouler autour du bracelet. Toute cette affaire pour ce stupide bracelet...

La main du jeune homme attrape doucement la mienne pour m'entraîner à sa suite dans jenesais quelle direction. Et alors qu'on avance sous la pluie sa voix me parvient, des questions emplies de reproches. Elles n'attendent pas de réponses. De toute manière je ne saurais pas en donner. Mes yeux se baissent sur le sol, à la fois pour ne pas poser un regard sur lui mais aussi pour ne pas tomber à sa suite. Mes genoux ont déjà assez souffert de ce tournage idiot. Le silence entre nous devenant trop long je me risque un regard vers lui. Vers sa main agrippant la mienne. Vers ses cheveux ruisselant. Vers son dos trempé. Bayamori n'a pas conscience de l'état dans lequel il se trouve par ma faute. Mes lèvres se pincent. Pourvu que l'on atteigne l'auberge rapidement. Qu'il puisse se réchauffer, se mettre à l'abri de cette eau, être sec. Que je puisse cesser de m'inquiéter pour lui tout en essayant de feindre l'indifférence. Que je puisse m'éloigner de lui afin de calmer les battements de mon cœur. Arrêter de ne penser qu'à lui alors que nos mains s'entrelacent.

Après un court moment à marcher sans savoir où, faisant attention de ne pas glisser, l'acteur s'arrête près d'un bosquet où le sol ne semble pas avoir été détrempé. La couleur est bien différente, confirmant l'étanchéité de l'endroit. Il m'entraîne à sa suite et immédiatement la pluie cesse de couler sur nos corps. Usée, je me laisse choir sur le sol et Bayamori se retrouve à mes côtés après m'avoir informé que nous resterons jusqu'à ce que tout se calme. Ce que j'approuve d'un léger hochement de tête. Sentant son regard sur moi je tente de feindre l'ignorance, mais je ne peux l'ignorer bien longtemps. Alors je tourne mon visage vers le sien, remarquant ses yeux brillants et l'eau qui continue de goutter de ses cheveux. D'une main hasardeuse je glisse ses cheveux vers l'arrière, cherchant innocemment un geste de réconfort. En soit ce genre de geste ne représente rien, mais dans mon cas il est énorme. Il me permet de ne pas le prendre dans mes bras bien que cela me traverse l'esprit chaque fois que se croisent nos regards. Ma main reste posée ainsi sur sa nuque un court moment afin de ne pas le glacer de ma main gelée. « Tu vas certainement tomber malade à cause de moi... » Au fond de moi je me promets de passer le voir et de lui faire de la soupe chaude si cela doit arriver.

La pluie semble se calmer légèrement mais pas assez pour pouvoir prendre le chemin vers l'auberge. Ils sont certainement inquiets de ne pas nous voir revenir ; ou peut-être qu'ils nous font assez confiance pour s'imaginer que l'on a trouvé un abri. Même s'ils ne pensent certainement pas à un buisson, des branches, des feuillages. Mes mains se joignent et se frictionnent pour trouver un peu de chaleur. La réalisatrice attendra certainement la fin de l'averse pour envoyer des personnes nous chercher. Je ne suis pas certaine qu'ils y arrivent dans l'immédiat avec toute cette pluie. Son raisonnement est certainement le même que le mien. Bayamori a eu bien du mal à trouver un endroit où nous mettre à l'abri, me semble-t-il. Mes yeux se portent sur mon bracelet. Le léger vent me procure quelques frissons à cause de mes cheveux trempés. C'est peut-être cette fraîcheur ajoutée à la chaleur lourde de l'atmosphère et au cocon que représente l'endroit qui me font avouer au jeune homme la raison de mon retour sur le tournage. « C'est pour prendre ça que j'ai fait demi-tour. » Joignant le geste à la parole je tire légèrement sur la manche pour découvrir le bracelet ornant mon poignet. « C'est idiot mais j'ai eu peur que la tempête l'emporte. Et te voilà trempé à cause de lui ! » Mes yeux s'attardent sur le bijoux alors qu'un petit sourire tire mes lèvres. Il n'est pas moqueur, ou ironique, ou heureux. C'est simplement un sourire idiot face à ce que j'ai fait d'idiot. J'ai voulu un bijoux et je récolte que l'offreur prenne des risques d'être malade. « Si tu n'étais pas venu je n'aurais pas pu trouver d'abri. » je l'avoue, légèrement à contre cœur. « Tu devais connaître le lieu pour trouver un tel buisson! » Même si ma première réaction a été de m'inquiéter pour lui, et même s'il a pris des risques en venant, tout au fond de moi je le remercie un millier de fois. Sans lui je n'aurais rien pu faire, quand bien même je voudrais m'en éloigner. Comment peut-on penser de manière si incohérente ?

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MessageSujet: Re: I'm lost wihout you | Bayamori   Mer 19 Aoû - 22:10


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Bien malgré moi, je nous avais dégotté un abri de fortune. J'avais voulu retrouver l'auberge mais entre l'épais rideau de pluie, mon sens de l'orientation brouillé par la précipitation et la présence troublante de Mizui, je n'avais pas pu me souvenir de la direction à prendre. Si bien que j'avais marché en espérant me donner l'air de savoir où j'allais. Il était hors de question que ma collègue s'inquiétât de notre sort. Elle devait se sentir en sécurité auprès de moi. J'avais pris sa main, cette situation m'ayant semblé être le prétexte idéal pour sentir entre mes doigts sa paume fraîche et humide. Bien sûr, je n'en avais rien dit. Elle n'avait pas besoin de savoir ce que je ressentais pour elle. De toute façon, elle ne m'était pas destiné. Je n'avais pas mis longtemps à le comprendre. Au fond de moi, j'espérais qu'un jour elle me choisirait, avant qu'il ne fût trop tard…

Et puis soudain, le chemin m'était apparu comme une évidence. Peut-être l'avais-je déjà vu auparavant… Pour le moment, je me contentais de croire à mon instinct de survie. C'était quelque chose qui existait, non ? On se perdait, on pensait ne jamais trouver de solution et soudain quelque chose en nous dictait nos gestes et nos pas. Je m'y étais fié et j'avais eu raison de le faire. Quelques minutes plus tard, nous avions trouvé ces branchages si bien dessinés et nous étions glissés dessous. Ce fut en sentant la main douce de ma compagne passer dans mes cheveux que je m'aperçus qu'elle avait quitté la mienne. Egoïstement, j'aurais voulu la garder pour toujours… C'était impossible, non ? Elle appartenait à un autre, quelqu'un que je n'avais jamais vu et que je ne voulais pas connaître. On disait qu'il fallait connaître son ennemi pour l'affronter mais je n'avais jamais vu cet homme comme un rival, ni Mizui comme un bout de viande pour lequel je devais me battre. Elle était la femme la plus merveilleuse que j'eusse jamais rencontré, l'être le plus précieux qu'il m'eût été donné de côtoyer. Chaque seconde sans elle était comme un déchirement et chaque minute à ses côtés m'apportait un réconfort inimaginable. Elle était la seule capable de me doter de cette mélancolie silencieuse qui m'assaillait quand elle détournait son regard du mien.

« Je ne vais pas tomber malade, je suis solide, tentai-je de la rassurer. Toi, en revanche... » Je la voyais clairement frissonner à côté de moi. Elle devait être en plein courant d'air… Alors je me redressai et changeai de place, venant m'asseoir face à elle, dos à l'ouverture. Ainsi, elle serait protégée du vent. J'avais mangé un peu de luminosité au passage et les bourrasques me glaçaient maintenant le dos, contrastant avec la chaleur de l'air, mais tant pis. Si Mizui était au chaud, alors cela me suffisait.
Mon regard tomba sur le bracelet lorsqu'elle y attira mon attention. C'était pour ça qu'elle était sortie ? Au risque de paraître impoli, je restai perplexe après cette confession. Ne savait-elle pas qu'il lui aurait suffit de le demander si elle voulait un nouveau bracelet ? J'avais, depuis que je travaillais, accumulé un petit pécule qui ne me servait à rien d'autre qu'à la combler de cadeaux. Il me prenait régulièrement l'envie de lui faire plaisir alors je me ruais dans une boutique et lui achetais quelques petites choses par-ci par-là. A vrai dire, je ne les lui offrais pas toujours. J'avais peur de ses réactions et je craignais qu'elle refusât mes attentions si elles étaient trop fréquentes. Aussi, j'avais quelques babioles qui attendaient leur heure dans mon petit appartement, bien à l'abri dans un placard. « Tu aurais du me le dire… Je serais allé le chercher. » Il n'y avait qu'avec elle que ma voix prenait cette douceur. Habituellement, j'étais presque exubérant et je me fichais qu'on pensât que j'étais idiot. Mais devant Mizui, je voulais être un homme, un vrai, qui ne pliait devant rien et auquel on pouvait se raccrocher en cas de besoin. Je voulais qu'elle fût impressionnée par tout un tas de choses me concernant. Mais j'y arrivais rarement, voire jamais.

« Tu crois? » Sa remarque me tira de la contemplation de ses doigts fins. Je regardai vaguement autour de moi, résistant encore à une nouvelle bourrasque qui trempa un peu plus mon dos. J'attendis que le frisson passât pour hausser innocemment les épaules. « Non, je pense que c'est la première fois que je viens ici. On a eu de la chance de trouver un endroit comme celui-ci ! » Avec ma spontanéité habituelle, je lui adressai un large sourire, heureux de constater que la chance était avec nous. Après tout, ce n'était pas donné à tout le monde une chose pareille ! A mes yeux, nous venions de devenir des privilégiés. Je pris alors doucement ses mains dans les miennes après une courte hésitation. Je les portai à ma bouche que j'ouvris en grand pour souffler de l'air chaud sur la peau de l'actrice. Je voulais qu'elle se réchauffât en attendant que la pluie se calmât. D'ailleurs, même si l'averse semblait s'être adoucie, je craignais que l'on dût passer la nuit ici… Le vent faisait toujours des siennes et l'orage ne semblait pas près de s'arrêter. J'adorais notre pays, son climat aussi, mais j'aurais préféré éviter d'avoir à dormir à côté de cette femme exceptionnelle. Je réalisais peu à peu qu'être avec elle signifiait également souffrir… « J'espère que les autres ne s'inquiéteront pas… Tu es vraiment partie soudainement. J'ai eu peur. » J'avais avoué ça de la façon la plus naturelle qui fût. Je frottais à présent ses mains entre les miennes et la dévisageais sans gêne. Elle était belle et délicate, du moins en apparence. Je la connaissais plus forte qu'elle ne voulait bien le montrer. « Je t'apporterai le collier assorti. » Je baissai les yeux sur le bracelet en souriant, faisant glisser la chaîne sur le poignet féminin. C'était un magnifique prétexte pour la toucher une fois encore.

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MessageSujet: Re: I'm lost wihout you | Bayamori   Sam 22 Aoû - 19:58


 
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Mizui & Bayamori
Bayamori est bien plus trempé que moi, j'en suis certaine, pourtant il continue de s'inquiéter de mon sort. C'est lui qui risque plus même s'il ne s'en rend pas compte. Le jeune homme retourne mes remarques, assurant qu'il ne tombera pas malade alors que je peux l'être. Joignant les gestes à la parole il change de place pour se mettre face à moi. Devant l'ouverture me protégeant des bourrasques. Mes dents coincent une partie de ma joue pour éviter de le réprimander. Le vent soufflant dans son dos aura bientôt raison de lui. Mon regard se pose sur ses traits assombris, caché de la lumière qui est derrière lui à présent. Son regard se pose sur le bracelet ornant mon poignet lorsque je retire la manche qui le cachait jusqu'à présent. Expliquant alors la raison de mon départ soudain. C'était idiot mais je n'ai pas pu m'en empêcher. Il représente tellement plus qu'un simple bracelet. On pourrait me couvrir de cadeaux par milliers, ce bijoux restera toujours aussi important. Il est le premier que j'ai reçu de sa part, celui symbolisant son affection pour moi. Son premier geste. Posés sur ce bijoux, les yeux de mon ami semblent pleins de questions. Des questions qui resteront sans doutes sans réponse. Comment lui expliquer à quel point je tiens à ce bracelet sans lui avouer ce que je ressens pour lui ? Faire une telle chose nous mettrait tout deux en danger et sous la colère de ma famille. Il m'est impossible de tout lui expliquer !

Un sourire étire mes lèvres face à sa réponse. Jamais je ne lui aurais demandé de courir sous la pluie pour récupérer un objet. C'était à moi de le faire. Il est clair que s'il n'était pas venu pour me chercher jamais je n'aurais pu me mettre à l'abri, mais c'était sa décision. Parfois j'ai tendance à vouloir tout prendre sur mes épaules, ne demander d'aide à personne. Pour mon fiancé, pour les rebelles. C'est à moi de prendre la responsabilité. Laisser les autres la prendre m'est impossible. C'est la plus grande raison pour laquelle je refuse de dire à Bayamori tout ce que je ressens. Le mettre dans une bataille contre mon père et mon frère est inenvisageable, combien même c'est avec lui que je voudrais passer le reste de mes jours. Après un court moment je préfère changer mes pensées en portant l'attention sur ce buisson et la manière dont il l'a trouvé. Cet endroit de fortune m'a paru sorti de nulle part et seule j'aurais été incapable de le repérer pour m'y mettre à l'abri. Après une légère et courte interrogation le jeune homme hausse simplement les épaules m'affirmant que c'est sa première venue ici. J'hoche la tête de haut en bas. En effet nous avons eu beaucoup de chance de trouver cet endroit ! Un large sourire se dessine sur ses traits et réchauffe mon cœur. Avec l'humidité le rouge de mes joues ne paraîtra pas venir de mon cœur frappant ma poitrine. Être actrice c'est aussi savoir manier ses expressions avec force, mais en présence de Bayamori c'est toujours plus difficile.

Les mains l'acteur viennent doucement récupérer les miennes pour les porter à ses lèvres. Son souffle chaud les réchauffe bien qu'il accélère les battements de mon cœur. Cette fois je ne les retire pas et profite simplement de ce geste. Bien que la pluie semble s'être légèrement calmée le temps ne semble pas vouloir changer. Même si le temps se fait moins orageux tenter de trouver notre auberge sous une fine pluie serait tout aussi terrible. Nous sommes déjà bien trop trempés pour nous risquer à une telle chose : chercher un chemin que l'on ne connaît pas. Mon visage se lève plus encore vers le sien lorsqu'il m'avoue avoir eu peur de mon départ soudain, après avoir espéré que les autres ne s'inquiètent pas. J'articule la tête de gauche à droite. « Ils s'inquiètent peut-être un peu, mais je pense que la réalisatrice à confiance en nous. » En Bayamori surtout. Je ne suis pas douée pour trouver mon chemin. Mon ami semble l'être un peu plus que moi, ou au moins plus observateur vu l'endroit où nous nous tenons. « Avec cette pluie ils ne prendraient le risque d'envoyer personne. Peut-être lorsque ça se calmera... » Je n'ai pas envie de quitter ce cocon où nous ne sommes que deux, comme seuls au monde, mais imaginer devoir passer la nuit à ses côtés me terrifie encore plus. Que dira-t-on de nous ?

Ses mains frictionnent les miennes alors que son regard reste posé sur moi. L'acteur affirme pouvoir m'apporter le collier assorti tout en faisant glisser le bracelet sur mon poignet, ce qui m'arrache un doux rire. « Ne te sent pas obligé de le faire. C'est beaucoup trop gentil ! » Jamais je n'oserai refuser quoique ce soit de sa part. Pas même le plus petit geste qu'il m'offrira. Mordillant ma lèvre inférieure j'ajoute après une courte hésitation : « Ce bracelet est... symbolique. J'y tiens énormément tu sais... » J'espère réellement que cette réponse lui suffira et qu'il ne posera pas plus de questions sur la raison pour laquelle j'y tiens autant. Peut-être qu'il le devinera de lui-même, se souvenant du jour où il me l'a offert. Ce fut le premier après beaucoup d'autres qui comptent beaucoup aussi. Ils sont tous précieusement gardé dans une boite joliment décorée. Souvent j'aime contempler ce qu'elle contient et me répéter qu'il ne devrait pas faire de telles choses. Mais chaque objet gonfle un peu plus mon cœur. Chaque fois que j'en porte un c'est comme si Bayamori était à mes côtés, de manière imagée puisque je ne peux l'avoir réellement. Mes mains attrapent les siennes et à mon tour je tente de les réchauffer. Elles semblent grandes entre mes doigts fins. « Désolée de t'avoir fait peur en partant... Et merci... de t'occuper de moi. » lui avoue-je d'une voix faible. Je suis la plus sincère possible. Il est rare que je m'excuse ou que je remercie une personne étant habituée à ne pas compter sur beaucoup de monde. A vouloir les esquiver mon père, mon frère ou ma sœur j'oublie de m'appuyer sur quelqu'un.

Mes mains serrent un peu plus fort les siennes, comme s'il allait disparaître de ma vue en quelques instants. Je pose mon regard derrière lui alors que la pluie se calme sans cesser. Glissant mes yeux sur son visage ma voix s'élève très faiblement : « Si nous sommes loin l'auberge tu seras encore plus trempé qu'à présent... » Si cela est possible ne serait-ce qu'un instant. Je suis certaine qu'il ne se rend même pas compte de l'état dans lequel il se trouve. « Mais on ne peut pas passer la nuit dans cette humidité. » Ce serait le rhume -et plus encore- assuré. Comme à mon habitude je mordille légèrement ma lèvre inférieure en réfléchissant. Dans l'hypothèse où nous trouvons l'auberge nous ne pourrons pas rester ensemble. Et même si je ne devrais pas y penser un seul instant je ne peux pas m'en empêcher, j'aimerais rester avec lui encore un peu plus longtemps. Être ici me donne l'impression de pouvoir faire tout ce que je désire. Réaliser tout ce que je veux en oubliant le reste. Mais ce n'est qu'une impression... Une nouvelle bourrasque rentre dans l'abri de fortune, devant certainement arracher des frissons à Bayamori. Alors qu'une de mes mains reste autour des siennes l'autre monte le long de son bras pour tenter inutilement de le réchauffer. Son vêtement est si humide que je me demande comment il fait pour tenir face à moi. « En te voyant comme ça je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter pour toi. » Qu'il arrête de m'assurer que tout ira bien car en vérité il n'en sait rien. Alors je prie pour qu'il ait raison et que j'ai tort de m'inquiéter comme une folle quant à son état. Pour autant ça n'arrêtera jamais mon inquiétude.

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MessageSujet: Re: I'm lost wihout you | Bayamori   Mar 25 Aoû - 19:04


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Mizui & Bayamori

Je m'étais placé face à ma collègue, espérant la mettre à l'abri des courants d'air qui la faisaient frissonner. A présent, c'était moi qui pâtissais de l'air frais qui contrastait avec l'humidité qui me collait à la peau. Le mieux aurait été de nous dévêtir et de nous rapprocher d'une source de chaleur, seulement je me voyais mal demander à Mizui de retirer ses vêtements. Et puis nous n'avions rien pour nous réchauffer. Alors je faisais de mon mieux pour que ses mains ne fussent pas gelées. Je n'aurais pas été en mesure d'exprimer ce que je ressentais en prenant les doigts fins de l'actrice dans les miens, même si j'y avais été autorisé. J'avais entre mes paumes quelque chose de rare et de précieux, quelque chose que j'aurais voulu ne jamais lâcher. Mizui avait cet effet-là sur moi : elle m'était interdite et pourtant je me fichais des conséquences avec elle. Il me suffisait d'un regard de sa part pour que mon coeur se gonflât de fierté ; elle m'avait regardé. Des choses toutes simples me paraissaient extraordinaires. C'était ce qui la rendait si spéciale.

Et puis sa voix, douce et mélodieuse, m'apaisait. Maintenant que nous étions abrités de la pluie et qu'elle était un peu plus au chaud, je pouvais me détendre. Son rire… magnifique. Le sourire qu'elle a accroché sur mes lèvres ne les quittaient plus. « Je ne me sens pas obligé, j'en ai envie. Ce serait mieux si tu avais l'assortiment. » Ou la parure ; je ne me souvenais plus du mot juste. J'avais trouvé ce bracelet parfait pour elle et l'avais acheté avec le collier qui rendrait le tout harmonieux. Néanmoins, je n'avais pas osé lui offrir les deux en même temps, alors le tour de cou dormait dans l'un de mes tiroirs. J'avais pensé que je le lui offrirais plus tard mais il m'était apparu qu'elle comprendrait que je n'avais pas eu le courage de tout lui donner d'un seul coup. Non, j'avais plutôt eu peur de sa réaction. J'avais eu peur qu'elle pensât que c'était exagéré et qu'elle refusât mes présents. Maintenant, je m'en fichais. Plus le temps passait, plus je me sentais autorisé à aller vers elle. Je n'avais rien perdu de ma timidité mais une fausse assurance l'habillait.

Quand elle me fit part de ses sentiments pour le bijou qu'elle venait de récupérer, mon estomac se tortilla un peu. Je me rappelais comme si c'était hier du jour où j'avais passé le bracelet à son poignet délicat. J'avais du faire un effort considérable pour calmer les tremblements de mes doigts. C'était la première fois que j'osais faire un pas aussi marqué vers elle et cela signifiait énormément pour moi. J'avais eu droit à son sourire, il m'était totalement adressé et puis j'avais lu dans ses yeux que mon cadeau lui plaisait. Disons qu'elle avait effacé les doutes que j'avais avant de lui donner le cadeau. Il lui avait plu, j'avais bien choisi, je ne m'étais pas trompé. Avec un peu de chance, elle le garderait longtemps et ce serait une façon comme une autre d'être dans ses pensées. J'étais heureux ce jour-là. Aujourd'hui aussi. Je n'osai rien répondre à sa remarque, me retrouvant un peu penaud. De toute façon, cela ne semblait pas appeler de réaction particulière. Elle m'avait fait une confidence, tout simplement, que j'avais apprécié à sa juste valeur.

Un instant, je regardai ses mains imiter les miennes. Elles étaient plus petites et plus douces, ce qui me fit sourire de nouveau. J'aimais cette sensation, j'aimais qu'elle prît soin de moi. Ses remerciements aussi m'allèrent droit au coeur. A quoi servais-je si je ne pouvais même pas la protéger ? Mizui, tout en fixant un point derrière moi, commença à tenir un discours que je ne compris pas tout de suite. Elle parlait de l'auberge, de notre retour, puis de cet endroit, comme si elle avait déjà prévu d'y passer la nuit. Etait-ce le cas ? Je jetai un petit coup d'oeil derrière moi pour constater que la pluie s'était un peu calmée. En effet, nous serions encore plus mouillés si nous passions dessous de nouveau. Mais rester ici avait l'air de la contrarier. Et moi, je ne pouvais que fixer sa lèvre qu'elle malmenait doucement. Je n'arrivais pas à penser dans ces moments-là. J'avais seulement envie de me pencher pour goûter moi aussi à la texture de sa bouche. Je devais pourtant arrêter d'avoir ce genre de désirs. Je savais pertinemment qu'elle n'était pas pour moi. Suffisamment de choses et de gens me le rappelaient. « Oui, on serait plus trempés encore si on rentrait... » Une image me vint alors à l'esprit, avec des allures de solution. En était-ce une ? Je pris alors une grande inspiration et m'apprêtai à parler… Mais je me ravisai au dernier moment. Non, non, non, je ne pouvais pas lui demander ça. Ou alors je risquais fort de passer la nuit tout seul.

Plus le temps de réfléchir, voilà que Mizui, ayant sûrement remarqué des frissons que je ne sentais même plus, m'avouait son inquiétude. Alors je souris, assez embarrassé tout de même, et enchaînai aussitôt : « Le sol n'est pas mouillé ici, alors on pourrait y dormir. Ce ne sera sûrement pas très confortable, mais ce n'est que pour une nuit… Tu ne devrais pas t'inquiéter. Je... » Un petit rire gêné m'échappa tandis que je reprenais mes mains. Voilà, je n'osais absolument plus la regarder. « Surtout n'interprète pas mal ce que je vais faire. C'est juste pour… pour sécher un peu, tu comprends ? J'aurai moins froid comme ça. » Je ne pouvais décemment pas lui demander de m'imiter mais je retirai mon haut, me retrouvant torse nu devant elle. Mes joues avaient chauffé légèrement, pourtant ce n'était pas la honte qui m'avait fait rougir. J'avais surtout peur qu'elle prît ses jambes à son cou. Pire : qu'elle crût que je voulais la… souiller ou quelque chose dans le genre. J'étalai précautionneusement mon vêtement dans un coin de branchage et palpai le sol d'une main. La mousse et le feuillage constituaient un tapis qui n'avait pas l'air trop inconfortable. Alors je m'y allongeai, repliant mes grandes jambes pour tenir tout entier dans l'igloo de branchages. Dos à l'ouverture toujours, je tentai un petit coup d'oeil vers ma partenaire. Allait-elle accepter ma proposition ? Elle n'aurait qu'à… se blottir contre moi pour avoir chaud. Etait-ce aussi bizarre que je l'imaginais ? Ou plus ? Oh la la… « Si tu viens… contre moi… je pense que tu auras plus chaud. » Mon sourire devait carrément ressembler à une grimace maintenant. Je n'étais pas assez naïf pour ignorer la connotation qu'on pouvait voir dans ma proposition. Pourvu qu'elle ne se méprît pas sur mes intentions ! Pourtant, j'insistai, lui adressant un petit signe de la main pour qu'elle me rejoignît.

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MessageSujet: Re: I'm lost wihout you | Bayamori   Sam 29 Aoû - 16:57


 
I'm lost wihout you
Mizui & Bayamori
Ce n'est qu'après avoir répondu à ses courtes interrogations que je ris face à ses mots. Il est doux et naturel, un geste qui vient de lui-même sans qu'on ne le force. Parfois je me demande ce que c'est de réagir naturellement, de cesser de jouer la comédie. Que ce soit derrière la caméra, avec ma famille, les personnes qui m'entourent, même Bayamori, je ne suis que trop rarement moi-même. Cet endroit isolé est un lieu hors de tout, où mes mains piégées dans les siennes semblent enfin trouver leur place. Le jeune homme m'assure face à ma réponse qu'il ne se sent pas obligé, qu'il veut seulement que j'ai l'assortiment. Il est vrai qu'une parure est toujours agréable à porter et regarder. Jamais je ne refuserai le moindre de ses cadeaux. Mais parfois je suis gênée par tant de bonté. Tout ce qu'il m'offre vient directement de son cœur, ce ne sont pas des faux-semblants ou des lots de consolation contrairement à ce que tant de dictatoriaux peuvent faire. Certains pensent que l'argent achète tout mais c'est faux. Bayamori ne le fait pas pour acheter quoique ce soit, il le fait simplement par plaisir. Et peut-être que c'est ça qui me gêne le plus. Voir qu'il essaie plus souvent de me faire plaisir que de se faire plaisir. Ou qu'il se préoccupe par moment plus de mon cas que du sien, tel qu'aujourd'hui avec la pluie. Tous ces geste qu'il fait vers moi me rendent plus heureuse que je ne devrais l'être et me touchent bien plus qu'il n'ose l'imaginer.

Mes dents viennent attraper ma lèvre inférieure juste avant de me laisser aller à une courte confidence. L'acteur reste à m'écouter parler de ce bracelet, attentif à mes moindres mots. Pour dire vrai je n'attends pas de réponse de sa part, je laisse seulement les mots couler entre nous. Parler pour ne rien dire, parler pour tout dire. Ces mots ont bien trop de portée sans pour autant que ce soit perceptible. Ils expriment tout ce que je ressens pour ce bracelet mais caché derrière cela tout ce que je ressens pour lui. Aussi longtemps que Lansan sera ainsi je ne pourrais pas m'autoriser à l'aimer. Même si mon cœur frappe ma poitrine à ses côtés, même si chaque nuit je rêve de vivre à ses côtés, même si j'apprécie plus que tout me tenir à ses côtés. Il faut que je continue de renvoyer ces sentiments au loin, quand bien même cela me demande plus d'efforts que n'importe quoi d'autre. Alors je récupère à mon tour les mains du jeune homme pour imiter ses gestes. Nous ne pouvons pas rester aussi humide au risque d'attraper un sérieux rhume, mais nous ne pouvons pas nous permettre de rentrer à l'auberge qui est je ne sais où sous cette pluie qui continue à se déverser. Ce que Bayamori confirme après un très court instant. Pour dire vrai je ne sais pas s'il est autant gênée que moi à l'idée de devoir passer la nuit ici. C'est à cet instant qu'un éclair se glisse dans son regard comme s'il avait une idée ou une solution, mais il n'en dit rien et un bourrasque de vent s'engouffre dans cet abri lui laissant des frissons. En le voyant ainsi je ne peux qu'être inquiète de son état...

Un sourire s'accroche à ses lèvres, teinté d'une légère gêne. Mon cœur rate un battement lorsque j'entends ses mots et je prie pour qu'il ne remarque rien. L'acteur affirme que le sol n'est pas mouillé dans cet abri, que nous pourrons passer la nuit ici même si ce n'est pas un lieu des plus confortable. Instinctivement la main qui s'acharnait sur son bras se pose sur les feuilles et la mousse au sol qui semble rendre l'endroit plus confortable que je ne l'avais songé. Pour tout avouer je n'avais pas fait attention à ce qui se dressait par terre, trop occupée par Bayamori. Un rire lève mon regard vers lui alors que lui ne me regarde plus. Les yeux arrondis j'écoute ses mots sans réellement comprendre ses attentions. Et je détourne le regard lorsqu'il se trouve torse nu devant moi. A ce moment précis nous ne sommes pas des acteurs. Ce n'est pas un personnage de ces films de propagande. C'est seulement lui, Bayamori. Ce dernier étale son vêtement sur un branchage avant de palper le sol et de s'y allonger. Tant de questions tournent dans ma tête au même moment qu'il m'est impossible d'essayer de trouver une réponse. Comme si j'étais bloquée, stoïque. Comment réagir lorsque l'homme pour qui votre cœur bat se montre ainsi devant vous ? Je reste un moment immobile à tenter de calmer ma respiration, éviter qu'il remarque à quel point elle est saccadée. Sa voix me fait poser les yeux sur son visage où un sourire se dessine. Il m'affirme qu'en se collant l'un à l'autre nous aurons plus chaud et m'y invite d'un signe de main. Ce n'est pas comme si nous n'avions jamais été dans les bras l'un de l'autre, mais cette fois la situation est différente. Nous sommes nous-mêmes. Non pas une femme qui doit retrouver son mari ou qui doit le quitter. Ce qui rend sans doutes la situation bien plus gênante que lorsque nous tournions plus tôt dans la journée !

Sachant que je ne peux coller mes vêtements trempés contre son torse je commence par retirer la veste qu'il avait posée sur mes épaules. L'intérieur est humide à cause de ma robe tandis mais il séchera plus vite que n'importe quel autre tissu. Je la pose sur les branchages à l'entrée de l'abri, mangeant beaucoup de lumière au passage mais réduisant le vent. Même si Bayamori s'est positionné de façon à être une barrière je refuse que des bourrasques lui arrache de nouveaux frissons. Ce n'est pas grand chose et toute l'ouverture ne peut être recouverte par la veste, mais c'est mieux que rien du tout. Sans dire un mot de plus je retire les vêtements de fermière qui me servaient au tournage gardant simplement une brassière et un jupon. Jamais je n'ai été si peu habillée face à un homme et je me sens horriblement gênée. Cette Mizui si confiante, sérieuse, terre-à-terre semble s'être envolée en une fraction de seconde. Mon regard croise quelques instants le sien et je le détourne par gêne. « Je... Je ne pouvais pas laisser mes vêtements trempés t-te mouiller à nouveau... » Je sens le rouge monter à mes joues comme si tout le sang de mon corps s'y était donné rendez-vous. C'est hésitante que je m'allonge à ses côtés, trouvant le sol bien plus confortable qu'attendu. Tout un tas de choses viennent tourner dans mon esprit. Et si l'on nous retrouve ainsi ? Non, impossible qu'ils viennent jusque là. C'est inespéré que l'on ait trouvé un lieu pareil ! Et comment régira-t-on le lendemain ? Bayamori risque de continuer à me prendre dans ses bras et se mettre en danger... Et si ? Ces questions envahissent mon esprit. Alors je ferme les yeux pour les renvoyer au loin, les planquer derrière une porte qu'elles ne peuvent ouvrir. Ma tête fait face à celle du jeune homme et mon buste vient trouver le sien. « Tu as eu une b-bonne idée. Jamais j-je n'aurais pensé à ça... » Il faut avouer que la chaleur de nos corps collés l'un à l'autre est bien mieux que garder ces vêtements trempés.

Ma main se pose une nouvelle fois sur son bras, comme s'il allait disparaître de ce lieu. Tout ce qui se passe à ce moment même me paraît être un rêve. C'est comme si j'avais besoin de m'accrocher à lui pour me rappeler la réalité. Nous sommes bien seuls dans ce cocon, l'un contre l'autre, pour toute la nuit très certainement. Un long soupir m'échappe juste avant qu'un sourire ne se dessine sur mes lèvres. « Bayamori... » dis-je doucement, presque dans un chuchotement. Comme si son nom était précieux. Et il l'est, pour moi. « Tu n'as jamais rêvé à une autre vie ? » Je divague. La fatigue, la pluie, la fraîcheur me fait raconter n'importe quoi. Tout cela me fait dire à voix haute ce que je pense toujours à voix basse. Je sais que si j'avais vécu une autre vie je n'aurais jamais rencontré Bayamori. Mais j'aime rêver à un futur entre lui et moi, dans un autre pays. Ou seulement avec une autre famille. Une qui accepterait que je prenne pour époux celui que mon cœur veut, et non pas seulement parce que l'on choisit ses richesses. Rêver, espérer, c'est une chose si forte et pourtant si faible. Elle nous anime tous, tous les jours. Et pourtant certains rêves sont irréalisables. « Oublie ce que j'ai dit. Je crois que je suis fatiguée de cette journée ! » Entre mes genoux écorchés par le tournage, la course sous la pluie pour récupérer un bijoux, Bayamori venu me rejoindre, la recherche d'un endroit où s'abriter et tout ce qui vient de s'y passer. Cette journée est remplie de bien trop d'émotions ! J'offre un sourire au jeune homme. Rester aussi longtemps à ses côtés me rend aussi heureuse que triste, laissant de fortes émotions se battre en moi. Jouer la comédie est tellement plus simple !

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MessageSujet: Re: I'm lost wihout you | Bayamori   Mer 16 Sep - 20:47


I'm lost without you
Mizui & Bayamori

Me dévêtir devant la demoiselle ressemblait de plus en plus à une épreuve. Elle avait eu la pudeur de détourner les yeux pour qu'ils ne tombassent pas sur ma peau dénudée. Ce regard comptait visiblement beaucoup trop pour moi, au point que je me misse à espérer qu'elle m'intimerait de remettre mon haut plus vite que je ne l'avais enlevé. J'avais peur de ce qu'elle pourrait penser, imaginer, du jugement qu'elle porterait sur moi. Mais toutes ces idées étaient floues et ne se traduisaient que par un sentiment de malaise.

Je m'étais allongé sur le sol et je lui avais proposé de me rejoindre. Dos à l'ouverture, je pensais la protéger du vent et du froid. Elle portait toujours ma veste, dont elle ne tarda pas à se servir pour fermer du mieux qu'elle put notre abri nocturne. La luminosité baissa en conséquence, ce qui n'était pas plus mal puisque j'étais toujours aussi dévêtu. Depuis que je m'étais exprimé sur la solution que j'avais choisi, Mizui n'avait plus ouvert la bouche. Devais-je en conclure que j'aurais du me taire ? J'avais depuis longtemps constaté que je parlais à tort et à travers.

Soudain, je compris ce qu'elle faisait. Dans la pénombre, je fixai soudain un point devant moi, incapable de regarder cette femme retirer sa robe. Mes joues avaient pris une teinte écarlate mais je n'en étais même pas conscient. Tout ce que je savais, c'était que je ne devais pas la regarder. Quelque chose en moi sentait que ce moment était important, mais surtout que je ne devais pas le gâcher. J'avais pourtant envie de l'alerter sur mon état afin qu'elle prît ses décisions en conséquence. Je n'en fis rien… Elle avait choisi de se montrer vulnérable elle aussi. Hésitant, je tentai un coup d'oeil furtif dans sa direction. Le but était de voir où elle en était et de savoir si elle allait me rejoindre maintenant. Je n'avais pas prévu que nos regards se croisassent. J'eus du mal à déglutir en l'entendant se justifier et tout ce que je pus faire fut d'acquiescer rapidement avant de détourner le regard à nouveau.

J'avais bien entraperçu sa peau blanche et soyeuse, deviné la forme de sa poitrine sous le tissu, vu l'esquisse de sa taille. Alors je faisais de mon mieux pour ne pas y penser. Sans même l'avoir touchée, j'avais la sensation d'avoir entaché la beauté de Mizui. S'offusquait-elle en silence de mon manque de délicatesse ?
Pour toute réponse, elle vint s'allonger près de moi. Mon coeur accéléra sa course en sentant son parfum mais surtout sa présence. Son corps venait de rejoindre le mien et même si j'avais senti son hésitation faire écho à la mienne, je devais faire des efforts considérables pour ne pas lui adresser un sourire trop ravi. Mes grandes mains maladroites rejoignirent son dos pour la maintenir contre moi plus que pour la réchauffer. Je ne savais pas quoi lui répondre, mais surtout je ne me sentais pas en mesure de parler. Je ne faisais pas confiance à ma voix qui, si elle suivait mon coeur, allait me trahir à coup sûr.

Nos yeux plongèrent les uns dans les autres et je retrouvai un peu de sérénité. Bercé par ses prunelles, j'oubliais nos tenues pour ne me concentrer que sur sa présence. Elle était vraiment belle, même dans l'obscurité. Le peu de lumière qui filtrait créait des reflets dorés sur son visage. Elle prononça mon nom avec tant de douceur que cela acheva de m'apaiser. Je lui souris, mais je réfléchis aussi à sa question. Une autre vie ? Si, bien sûr que j'en avais déjà rêvé. Seulement maintenant que j'y pensais, je n'aurais échangé ma place avec personne d'autre. Peu de gens avaient la chance de côtoyer une aussi belle personne tous les jours, de se voir offrir un si joli sourire ou même de simplement trouver quelqu'un à qui parler. Je n'avais pas peur de me confier à Mizui. Je n'en avais jamais vraiment eu l'occasion, pourtant je savais que si le besoin se faisait sentir, je pourrais compter sur elle. Avant que j'eusse pu répondre, Mizui revint brusquement sur sa question. Surpris, je haussai légèrement les sourcils et m'empressai alors de parler : « Si si, ça m'est déjà arrivé ! Mais... » Je ne pouvais pas lui dire que chaque jour à ses côtés était merveilleux… Elle ne voulait pas entendre ce genre de choses. « Mais maintenant je suis très heureux de ce que j'ai et de ce que je vis. » Je lui souris sincèrement, un peu bêtement à coup sûr. Je ne savais pas vraiment quoi dire d'autre. J'avais envie de connaître cette vie à laquelle elle aspirait, de découvrir ses rêves, mais je savais que tout cela devait lui être précieux. … Tant pis, je ne pus pas m'en empêcher. « Elle ressemble à quoi la vie dont tu rêves ? » Soudain, quelque chose de fou me passa par la tête. Et si j'étais en mesure de réaliser ses rêves ? Après tout, on ne savait jamais. J'avais envie d'être cette personne qui pourrait la rendre heureuse. Je voulais être à l'origine de ses magnifiques sourires, mieux : de son rire adorable. Et plus que tout au monde, à cet instant précis j'avais envie de passer une main dans ses cheveux. Mais je n'en fis rien, bien sûr. La contempler me suffisait, la serrer doucement dans mes bras faisait amplement mon bonheur. Je n'avais besoin que de lui sourire pour me sentir bien. « Est-ce que j'en fais partie ? » J'avais chuchoté ça, pas très sûr de moi, espérant que la réponse me plairait tout de même. Après tout, je n'étais sûr de rien. Je n'avais jamais eu la prétention de lui devenir indispensable, cela ne m'avait même jamais effleuré l'esprit. Tant qu'elle était là, je pouvais être serein.

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MessageSujet: Re: I'm lost wihout you | Bayamori   Mar 13 Oct - 17:03


 
I'm lost wihout you
Mizui & Bayamori
Toute pensée cohérente semble m'avoir quitté depuis un moment. Plus précisément dès l'instant où le jeune homme s'est dévêtu et que nos corps se sont collés l'un à l'autre pour trouver un peu de chaleur. C'est à cet instant précis que mon cerveau s'est enflammé, complètement hors d'usage. Si près de lui je ne suis plus capable de répondre de moi, me laissant aller à des divagations absurdes. Il me faut un court moment pour me ressaisir et tenter d'effacer les paroles qui viennent de glisser hors de mes lèvres. Mais cela semble impossible. Bayamori hausse les sourcils avant de s'empresser de répondre, refusant presque que je retire mon interrogation. Cette dernière est pourtant idiote et inutile, ne nous laissant qu'avec un rêve irréalisable. Me laissant avec un rêve irréalisable. L'acteur attire mon regard en affirmant qu'il lui est arrivé de rêver à une autre vie mais qu'à présent il est très heureux ainsi, avec ce qu'il a et ce qu'il vit. Un instant j’éprouve un pincement au cœur en pensant à tout ce qu'il a vécu. Le jeune homme est à présent le visage de Lansan, admiré et envié par beaucoup. Même s'il ne nous est jamais arrivé de parler de son passé, je ne suis pas ignorante. Un mince sourire tire mes traits. Il se veut encourageant et réconfortant. Ma question était idiote, c'en était une certitude. Comment peut-on rêver à une autre vie lorsqu'on ne connaît que Lansan ? Comment peut-on penser enfreindre la loi lorsque l'on se comporte tel un citoyen exemplaire ? Il ne peut certainement pas penser aux mêmes choses que moi ou aspirer à une vie que le pays n'oserait jamais. L'acteur est l'exemple parfait du bon lansanais tandis que je ne suis qu'une poupée jouant la comédie.

Sa main toujours dans mon dos afin de me maintenir contre lui, j'essaie de garder mon calme quand bien même mon cœur frappe ma poitrine. Légitimement le jeune homme me retourne la question, me laissant un instant songeuse. Que pourrais-je bien lui révéler de la vie dont je rêve ? Il m'est impossible de lui avouer tout l'amour que je lui porte en affirmant vouloir vivre à ses côtés. Même s'il venait à apprendre mes sentiments pour lui jamais nous ne pourrions les vivre et les partager. Mon père, mon frère, le directeur des renseignement, le conseiller et bien d'autres personnes s'y opposeraient. Le jeune homme auquel je suis promise aspire à un haut métier, pouvant être bien mieux rémunéré que beaucoup de lansanais. Puisque prône le besoin familiale dans ce pays cet homme est capable de m'offrir tout ce qu'une lansanaise lambda pourrait rêver. Le seul problème est que cette vie est bien éloignée de ce que je désire réellement. Mais tout cela je ne peux lui avouer. A quoi bon de toute manière ? Cela ne ferait que meurtrir encore plus son cœur. Autant ne tuer qu'un seul de nos deux cœurs. Ne dit-on pas que deux être qui se quittent en s'aimant est bien plus horrible que n'importe quelle autre séparation ? C'est une douloureuse sensation que d'aimer une personne et ne pas pouvoir lui dire. Je refuse qu'un seul mot ne sorte d'entre mes lèvres pour lui avouer ce que je ressens. Pourtant cela me ronge et à cet nstant plus que n'importe quel autre je voudrais lui crier mes sentiments. Ceux qui naissent depuis un moment dans mon cœur, ceux dont je me rends compte à présent, ceux que j'ose enfin m'avouer. Ceux que je ne peux lui révéler.

Dans un chuchotis il me demande s'il en fait parti, presque naïvement. Sa voix est si basse que j'aurais presque pu louper cette question. J'avais difficilement ma salive en sachant que le réponse risque de le blesser. Tout autant qu'elle me blesse. C'est en évitant son regard, en posant le mien au loin que je daigne lui répondre. Difficilement. « Tu... » J'hésite un court instant avant de me reprendre. « Tu en fait parti, évidemment. Même dans une autre vie je continuerais d'être actrice. Aucun autre homme que toi ne pourrait jouer à mes côtés. » Ce qui n'est pas faux dans la mesure où nous sommes les deux seuls acteurs de Lansan. Au fond de moi je reste persuadée que le pays n'aurait pu engager meilleur jeune homme que Bayamori. Il est le meilleur exemple pour tous tandis que je ne suis qu'une menteuse quotidienne. Un très long soupir m'échappe alors que la fatigue envahie peu à peu mon corps, laissant mes membre s'alourdir. « Peut-être que dans une autre vie j'aurais pu épouser quelqu'un que j'aurais choisi. » Quelqu'un que j'aime et qui fait battre mon coeur à tout rompre. Quelqu'un avec qui je voudrais passer le reste de mes jours et fonder une famille. Mais nous ne sommes pas dans cette autre vie. Loin de là ! Nous sommes dans cette infâme dictature dont Bayamori ignore tous, manipulés comme des pions par le grand dictateur et tout ses petits serviteurs que sont l'armée et les membres du gouvernement. Nous sommes à Lansan, pays ignoble que les rebelles doivent renverser. Nous faisons partis de cette réalité. « Mais nous ne pouvons pas avoir d'autre vie. Si tu es heureux ainsi Bayamori c'est l'essentiel. Tout le reste ne compte pas. » finis-je par articuler vainement avant de tomber entre ses bras. Les yeux clos je m'endors si rapidement que je n'entends plus les mots possible du jeune homme, ni même ce qu'il se passe autour. Seule la pluie me berce légèrement, me laissant seule face à ces rêves irréalisables.

Courir. Continuer sans s'arrêter. Sans regarder derrière sois. Agripper sa main. La serrer si fort. Trop fort. Continuer sans s'arrêter. Franchir des champs. Une forêt. Ignorer tout ces cris. Ignorer les gardes. Continuer sans s'arrêter. Rester à ses côtés. Le voir s'enfuir à mes côtés. Essoufflés. Ne pas s'arrêter.Entendre une détonation. Sentir sa main me lâcher. Obligée de m'arrêter. Une balle dans la poitrine. Une couleur écarlate sur le torse. Le serrer fort. Pleurer. Crier.

C'est en sursaut que je me réveille. Un long moment je tâte le sol et cherche à savoir où je suis. Ma main atterrie sur le torse de l'acteur, peut-être trop brutalement. Ce n'est qu'après de longues secondes que je me rappel du lieu où nus sommes ainsi que de tout ce qu'il s'est déroulé la veille. Le souffle court, haletant, j'essaie en vain de trouver une respiration normale. Mes joues sont trempées mais je n'y fait pas attention. Une nouvelle fois ce cauchemars vient me hanter. Il brise mes nuits. Chacune de mes nuits. Pendant un moment je reste en alerte ayant beaucoup de mal à m'encrer dans la réalité. Ce n'est qu'en voyant le jeune homme à mes côtés et en réalisant sa présence que je m'efforce de me calmer. Personne n'a à me voir ainsi. Je suis vulnérable, faible, insignifiante de cette manière. Depuis des mois je tente d'être aussi forte que possible pour la rébellion. « Ce n'est rien. Tout cela n'est pas réel. » finis-je par chuchoter. Mais peut-être qu'un jour tout ça le sera. La rébellion est inévitable, tout comme les nombreux morts qui l'accompagnerons. Bien que je refuse que Bayamori ou d'autres de mes proches ne soient touchés, il m'est impossible de pouvoir tous les protéger. Encore moins l'acteur qui n'est au courant de rien. Une nouvelle fois j'expire un grand coup. Il faut que je cesse de me montrer vulnérable. Tut ce qui s'est déroulé avant mon sommeil n'a fait que lui montrer une part de ma personnalité que personne n'aurait dû voir. La Mizui amusante, gênée, qui ne sait plus raisonner et réfléchir correctement. Une Mizui qui perd son sang-froid. Comme en me réveillant. Un rayon passe par l'entrée du nid douillé, se posant sur le visage du jeune homme. C'est si égoïste de le vouloir pour moi alors que je suis déjà promise à un autre. Je déteste ce pays !

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MessageSujet: Re: I'm lost wihout you | Bayamori   Lun 9 Nov - 23:31


I'm lost without you
Mizui & Bayamori

Mizui n'avait jamais été aussi proche et aussi loin à la fois. Ma question n'avait fait que l'éloigner un peu plus d'ailleurs. Je m'efforçais en permanence de la faire sourire, rire même, de lui faire penser à autre chose que son quotidien. Je me faisais inconsciemment un devoir de la distraire et de créer autour de nous un cocon dans lequel elle pourrait se réfugier les jours trop noirs. Pourtant, pour la première fois, je m'étais fait l'effet d'être égoïste. Je regrettais ma question. A quoi bon nous torturer ? Me torturer ? Elle n'avait certainement pas besoin que je lui rappelasse combien elle comptait pour moi.

Et sa réponse fut en demi-teinte, me laissant mi-heureux mi-déçu. Un collègue, Baya, rien d'autre. Un collègue sympa qui peut trouver des abris à la demande et qui est prêt à sacrifier sa dignité pour la réchauffer. Ne te fais pas d'illusions. Ah ce que je peux être bête !
Et puis non… C'était quoi cette phrase ? Cette allusion ? « Peut-être que dans une autre vie j'aurais pu épouser quelqu'un que j'aurais choisi. » D'accord, il était maintenant clair que le mariage de Mizui était arrangé. Mais n'aimait-elle pas un tout petit peu son mari quand même ? Si elle continuait de me tendre des perches aussi énormes, comment voulait-elle que je me retinsse de passer ma fichue main dans ses cheveux ?! Silencieux, je serrai les dents pour ne rien répondre, pour ne surtout, surtout rien demander. Les choses avaient toujours été ainsi. Je prenais ce qu'elle me donnait et je n'étais jamais curieux, du moins en apparence. Je ne voulais pas savoir qui était son fiancé. Je détournais le regard quand, par malchance, il apparaissait de temps à autres devant moi. Je ne voulais rien savoir de lui, pas même son nom, encore moins son visage. Il m'aurait été trop dur de les imaginer ensemble. Je ne pouvais pas voir Mizui autrement que radieuse, grâce à moi. Si elle lui avait souri devant moi, je ne voulais pas penser à ce qui aurait pu se passer. Etais-je assez gentil pour tout accepter ? Je n'en étais pas profondément persuadé…

Quand je baissai de nouveau les yeux sur la demoiselle, ce fut pour constater qu'elle s'était assoupie. A première vue, elle semblait dormir profondément, mais je préférai vérifier deux fois avant de chuchoter, presque pour moi-même : « Tant que je fais partie de ta vie, je serai heureux. Ne t'arrête jamais de travailler, s'il-te-plaît... » Tel un gosse, je mis toute l'innocence dont j'étais capable dans cette requête à laquelle elle resterait de toute façon sourde.
Et puis, paisiblement malgré mon coeur en vrac, je m'endormis à mon tour.

Brusquement, j'ouvris les yeux pour faire face à la pénombre. Le jour n'avait pas encore pointé le bout de son nez mais j'étais bien réveillé. Mes pupilles peinèrent un instant à s'habituer à l'obscurité. Pendant ce court instant, je fus totalement tétanisé. Pris de panique, je sentais le souffle irrégulier de ma compagne à mes côtés, mais surtout sa détresse devant laquelle je me trouvais terriblement impuissant. Je voulus la prendre dans mes bras mais j'eus peur d'avoir un geste déplacé. Spontanément, j'eus tout de même le réflexe de serrer la main qui se trouvait sur mon torse, l'y plaquant, l'emprisonnant, lui faisant sentir qu'elle n'était pas seule. Si ça eut l'effet escompté, je ne fus pourtant pas certain que ce fut une bonne chose.
Certes, Mizui se calma, mais j'eus la sensation qu'elle s'efforçait de me cacher la frayeur qu'elle ressentait. Visiblement, elle avait fait un mauvais rêve et ne comptait pas m'en parler. Maintenant que mes yeux s'étaient habitués à la pénombre, ou plutôt au doux rayon de soleil qui filtrait à présent entre nos vêtements étendus, et je n'hésitai pas une seconde à l'enlacer et à serrer son corps fin contre le mien. Ma main resta sur la sienne cependant, désireuse de lui laisser sentir que j'étais bien là, que mon coeur battait doucement pour sa sécurité.

« Tout va bien Mizui. » Je ne devais absolument pas être crédible dans le rôle de l'homme fort et sûr de lui. Mais je m'en fichais. J'étais un acteur, non ? Alors je devais bien être capable de masquer mon inquiétude. Etait-ce notre dernière conversation qui lui avait donné des images désagréables ? Etait-ce habituel pour elle d'avoir un sommeil aussi agité ? Je ne pouvais pas lui demander tout ça, au risque de voir resurgir sa panique. Je relevai doucement la tête pour qu'elle pût enfouir son visage dans mon cou, bien au chaud. Mon menton vint se poser sur le haut de son crâne et mon nez se perdit un instant dans ses cheveux. Je ne savais quoi dire pour la rassurer. J'avais depuis longtemps oublié ce qu'était la douceur d'une étreinte réconfortante.

Tout ce que je pus faire fut de la serrer dans mes bras en caressant presque imperceptiblement son dos, dans le creux de ses reins. Cette jeune femme, presque trop parfaite pour être réelle, m'impressionnait toujours autant. « Est-ce que tu peux te lever ? » Il était temps de retourner à l'auberge. J'ignorais si nous serions en mesure de retrouver le chemin mais la pluie s'était calmée et il faisait jour. Ce serait toujours plus facile qu'en pleine nuit. J'attendis sa réponse pour me détacher précautionneusement d'elle. Maintenant que le soleil pointait entre les buissons qui nous abritaient, j'étais bien moins à l'aise que la veille sans mes vêtements. Je récupérai ce qui m'appartenait et m'empressai de remettre mon haut, évitant soigneusement de regarder Mizui. Elle ne voudrait certainement pas d'un œil curieux sur sa silhouette. Je fis un petit tas des vêtements de ma compagne, puis je sortis pour la laisser se rhabiller. « Je t'attends là, prend ton temps. » Je n'en revenais pas de mettre fin à une nuit si intense de façon si brusque. J'essayais pourtant de ne pas me hâter, j'espérais qu'elle ne se méprisse pas sur mon empressement à rentrer. Je voulais seulement ne rien gâcher de ce moment précieux qu'elle m'avait, malgré elle, offert. Mais quelle maladroit je faisais..!

Mon coeur se gonfla de nouveau quand je me souvins de la raison qui l'avait poussée à revenir sur ses pas, sous cette averse.

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Emploi : actrice
Huang Mizui

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MessageSujet: Re: I'm lost wihout you | Bayamori   Mar 10 Nov - 16:47


 
I'm lost wihout you
Mizui & Bayamori
Ce n'est qu'après la panique m'ayant arrachée du sommeil que je constate le bras de Bayamori sur mon corps. Serrée tout contre lui je reprends lentement mes esprits. Sa main est posée sur la mienne, signe de présence et de réconfort. Il faut que je me calme, l'acteur n'a pas à me voir aussi fragile. Lentement j'inspire et j'expire tout en écoutant sa voir rassurante. Oui, tout va bien. Nous sommes encore dans ce cocon improvisé avant notre sommeil, l'un contre l'autre. L'acteur se montre bien plus rassurant que je n'aurais pu le penser. Sa tête se relève légèrement pour que je puisse glisser mon visage tout contre son cou. Je pourrais rester collée contre son corps une éternité entière. Son menton se pose au sommet de mon crâne. Mes cauchemars semblent bien loin à présent, balayés par l'étreinte du jeune homme. Dernièrement ils viennent bien trop souvent hanter mes nuits. Plus je m'attache au jeune homme et plus la peur de le perdre me ronge les entrailles. C'est plus fort que moi. Peu importe combien de fois je tente de refouler ce que j’éprouve pour l'acteur, l'amour grandissant ne fait que revenir plus fort. Sa main s'agitant légèrement près de mes reins me rassure à ce moment précis. Bayamori est là près de moi. Nous ne risquons rien.

Sa voix tranche le silence me demandant si je peux me relever, ce que j'affirme d'un hochement de tête. Nous devions rentrer à présent que la pluie avait cessée et que le soleil pointait au dehors. Le jeune homme récupère ses affaires puis enfile son tee-shirt, alors je détourne la tête pour éviter d'observer plus longtemps encore son corps. Avec l'obscurité de la nuit je me sentais bien plus à l'aise mais à présent le jour se lève et je ne suis pas certaine de pouvoir lui faire tranquillement face dans une telle situation. Bayamori posa mes vêtements en petit tas à mes côtés avant de sortir du buisson en affirmant qu'il m'attendrai, me laissant tout le temps de me vêtir. Une fois seule dans le buisson mes mains tombent lourdement sur mes vêtements de la veille. La nuit leur à permis de sécher même s'il reste quelques bouts de tissus humides. Une fois complètement vêtue je sors de ce doux abris en ayant l'impression de mettre fin à un moment précieux. Comme si je quittais un paradis pour rejoindre l'enfer. En dehors de ce lieu l'acteur et moi ne serons plus aussi proche. Quitter ce lieu me fait un pincement au coeur. Sans parler nous tentons de retourner à l'auberge. Si je disais un seul mot j'aurais l'impression de briser ce moment passé ensemble.

Nous trouvons le chemin bien plus rapidement que je ne le pensais. Étonnement nous ne tournons pas en rond, trouvant presque du premier coup notre chemin. Devant l'auberge est planté un homme, un cameraman me semble-t-il, qui guette les alentours. En nous voyant il marche vers nous et une fois à notre hauteur nous informe combien les membres de l'équipe se sont inquiétés pour nous. Nous avons beau lui informer que tout va bien et que nous n'avons rien c'est comme s'il n'entendait rien. L'homme nous entraîne à l'intérieur de l'auberge jusqu'à une salle emplie de tables et de couverts. Là se trouve une petite partie de l'équipe de tournage dont la scénariste et un militaire. La jeune femme agrippe mon poignet tandis que l'acteur est guidé dans un autre lieu par le militaire. Ils nous informent que nous devons faire notre toilette et retrouver des vêtements propres et secs après un telle nuit. La femme m’entraîne jusqu'à une petite pièce où l'on rempli une grande bassine d'eau chaude et parfaitement propre. « Arrêtez de vous inquiétez, nous allons bien! » répétais-je pour tenter encore de la rassurer. Là elle me laisse seule dans la petite pièce afin que je me nettoie, m'habille et me prépare pour rentrer à Dalis. Le tournage de Lapanalda était terminé et ils avaient assez de prises pour tout réaliser. Dans la bassine je reste longtemps à penser et rêvasser. Nous allons rentrer et faire comme si de rien n'était malgré toutes ces choses qui ce sont passées. Nous le devons!

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